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Ce sexe qui tue

Je vous invite dans un premier temps à visionner cette publicité, d’une durée d’une minute et deux secondes, sur les dangers d’une sexualité non protégée:

Le message à la toute fin de cette publicité sociétale est clair, la majorité des personnes qui contractent le sida sont des femmes de moins de 30 ans.  Dans les trois relations mises en scène, c’est l’homme qui tire à bout portant sur la femme, c’est lui le meurtrier, c’est lui qui transmet la mort.  On sait qu’au niveau inconscient le fusil est un symbole phallique.  Lorsque l’individu tire avec son fusil on dit qu’il décharge et il n’est pas rare d’associer le mot décharge à l’éjaculation.  On dit que l’homme se décharge, qu’il libère une tension, une fois qu’il a déchargé il se trouve alors “détendu”, il a appuyé sur la “détente”, la balle du fusil devenant du même coup le symbole du sperme (la dernière image nous montre d’ailleurs une balle de fusil où bout du condom, là où devrait en principe se retrouver le sperme) d’un corps étranger “pénétrant” dans le corps.  Cette fois-ci, le sperme de l’homme devient aussi meutrier qu’une balle de fusil.  

Après cette réflexion quelque peu psychanalytique, une chose m’est venu à l’esprit, pourquoi l’homme serait-il le seul responsable de la mort de la femme, pourquoi, dans les trois scènes de baise, seul l’homme donne la mort, comme si la femme n’avait aucun rôle à jouer.  À ce que je sache, dans les trois actes, la femme ne se fait pas violer, aucun homme ne la pénètre de force, toutes les trois semblent avoir atteint l’orgasme, c’est donc dire qu’elles sont consentantes au fait que l’homme ne porte pas de condom et participent du même coup, à mon avis, à leur propre perte.  Ce qui aurait été bien, c’est de voir également ces trois femmes sortirent de leur sac à main une arme à feu et tirer en même temps sur l’homme, une sorte de duel à mort où personne n’aurait sorti vivant. 

Une réponse

  1. Tes propos illustrent bien le fait que, souvent, les femmes sont les co-conspiratrices de leurs propres sorts.
    L’homme devient alors un bouc-émissaire facile.

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