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L’automutilation comme forme de catharsis

Traces d'automutilation d'une jeune filleIls nous est tous arrivé de nous couper et de nous ronger les ongles et même de nous arracher la petite peau autour de ceux-ci. Pour certaines personnes, un moment de nervosité peut les pousser à s’arracher un cil ou bien quelques sourcils, à s’épiler, à s’arracher des poils pubiens, alors que d’autres, n’en pouvant plus de voir un bouton sur leur front, oseront se le faire éclater devant le miroir.  Jusqu’à maintenant nous sommes dans des formes d’automutilations sans grande conséquence pour le corps, se couper les ongles et s’épiler étant devenu monnaie courante, une forme d’esthétisme et même de nécessité dans le cas des ongles.  Ces formes de soin du corps n’en demeurent pas moins des formes d’automutilation.  Certains vont pousser l’audace jusqu’à permettre à une autre personne d’exercer sur elle une mutilation en se faisant tatouer (la peau est perforée par l’instrument du tatoueur et laisse une marque permanente sur le corps), alors que d’autres vont se faire percer le corps pour y faire pénétrer un objet, un bijou,  je parle ici du piercing évidemment.  Hors la nouvelle tendance chez les jeunes, la nouvelle forme d’expression corporelle, consiste à prendre une lame et à se faire des marques sur le corps, des dessins.  La scarification semble toucher un jeune sur six, les jeunes qui sont sous l’effet de cette nouvelle dépendance cherche à libérer une tension, un trop plein d’émotion, comme si l’émotion trop forte coulait dans leurs veines, qu’elle circulait dans le sang et qu’il fallait l’extirper du corps, comme de la bile noire.  Cette libération à la lame tranchante procure par la suite une libération d’endorphines, un bien-être qui permet au jeune par la suite de s’endormir et de ne plus penser à rien.  Il s’agit d’une forme de catharsis.  La catharsis ne se fait pas ici par la prise de la parole, par la mise en mots d’une souffrance, mais par un geste,  une action masochiste, par un retournement de la haine contre soi, par un geste d’automutilation, d’autodestruction, une sorte de pulsion de mort si l’on veut. 

Source: La Presse


9 réponses

  1. Je t’envoie un salut
    Plus sucré que le
    Miel ;plus blanc que
    Du lait ;plus délicieux
    Que les cerises ;plus
    Vaste que la mer
    Pour te souhaiter
    Une bonne matinée et
    Agréable journée
    Bisou princesse
    Du lait ;plus délicieux
    Que les cerises ;plus
    Vaste que la mer
    Pour te souhaiter
    Une bonne matinée et
    Agréable journée
    Bisou princesse

  2. C’est surtout lorqu’une émotion est beaucoup trop forte pour être contenu dans le corps, on la fait ressortir et ça apaise. On ne sait pas ce qu’on fait sur le coup. Par contre, c’est une belle connerie car même si l’émotion disparait, la marque reste (a vie pour certains) pour vous rappeller sans cesse pourquoi vous avez fait ce geste. Et franchement, ce n’est pas mieux. J’en ai fait ma propre expérience…

  3. Je suis d’accord avec ce qu’a dit Julia c’est “lorqu’une émotion est beaucoup trop forte pour être contenue dans le corps”. Certains crient, frappent ce qu’ils trouvent à proximité, pleurent, et d’autre se taillent la peau. Mais oui, ça laisse une trace, une trace qu’on essaye de cacher, de camoufler à son entourage, parce qu’on en a honte, parce qu’on ne sait pas l’expliquer, et que les gens nous jugent!
    Tant que chacun ne ravalera pas ses a priori, les jeunes ne s’ouvriront pas à la discussion en vue d’une guérison… Ils resteront avec leur mal-être parce qu’ils auront l’impression que personne ne peut (et surtout ne cherche à) les comprendre et les aider…

  4. Ca fait un bien fou.
    Je ne pense plus qu’a m’en faire depuis que j’ai commencé, je suis obsédé par sa.

  5. Enfin je trouve un site qui me comprend
    je reconnai vraiment les sensation qui sont decrite
    jen suis devenu dependante…

  6. Et franchement

  7. Je le fait sa et jen suis fier !!! je suis tout a fait daccord avec le texe !!!!! =D

  8. Moi j’avoue ; Je me mutile , sa me libère d’une émotion trop forte , ou alors quand je vais pas bien , c’ets donc devenu quotidien , c’est comme une drogue , la dépendance est la même. Je pence que je ne vais pas arrété de si tôt mais bon …

  9. moi je me suis coupé les veines et je le fé toujours ces de la mutilation

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