
Il y a plus d’un an de cela, faisant la file à la caisse du Dollorama, je croisais un ancien collègue de travail que je n’avais pas vu depuis belle lurette. Il me confia qu’après avoir annoncé à sa femme dont il était marié depuis plusieurs dizaines d’années, qu’après avoir avoué à la mère de ses enfants qu’il avait un cancer (je ne me souviens plus lequel mais bon c’était bel et bien un cancer), celle-ci le laissa après deux semaines. Tout le monde connait une femme dans son entourage qui a déjà laissé son conjoint suite à une mauvaise nouvelle, une perte d’emploi, une maladie, une dépression. Il n’est pas rare non plus de voir des couples aujourd’hui se séparer pour des peccadilles, pour des petits riens, l’homme met cartes sur table avec sa conjointe, cette dernière le laisse deux semaines plus tard, le gars bande mou deux fois de suite, la fille se remet en question et finit par le laisser trois jours après. De nos jours l’amour ne semble pas tenir à grand chose.
Pourtant il y a des couples qui ne se laisseraient pour rien au monde, il y a des femmes qui sont prêtes à tout pour rester avec leur conjoint. Avant-hier je me suis tapé le film Karla, film controversé sur la vie de ses deux tueurs en série, Paul Bernardo et Karla Homolka. Ce qui est fascinant dans ce film, outre l’histoire d’horreur, c’est de voir à quel point Karla était vraiment prête à tout pour que Paul l’aime, Paul était pour elle un roi, son roi, pour ne pas dire son dieu. Paul voulait un cadeau de Noël spécial, il voulait violer la petite soeur de Karla devant les yeux de sa bien-aimé, pas de problème, Karla fournissait la drogue et un chiffon toxique pour étouffer sa petite soeur, pendant que Paul déviergeait Tammy. Paul revenait à la maison aux petites heures du matin en jubilant et en avouant devant Karla qu’il avait violé une nouvelle fille dans un parc, Karla ne bronchait pas, s’approchait même de Paul pour lui faire des “mamours” dans le cou. Voulant à tout prix que Paul l’épouse, voulant à tout prix être la petite princesse de Paul, son roi, Karla était prête à être la “petite pute” à Paul. Paul la frappait, Karla restait et continuait de l’aimer. Paul voulait séquestrer une fille pour la baiser, Karla l’encourageait et devenait sa complice, allant même jusqu’à tripoter la fille. Paul la traitait de tous les noms, Karla écartait les jambes. Paul tuait les filles qu’il avait séquestrées, Karla se taisait et lui faisait une petite fellation de son plein gré.
Évidemment il s’agit d’un cas particulier, mais combien de femmes battues restent avec un conjoint qui abuse de leurs enfants, les violent ou les battent, par amour ? Karla Homolka est allé jusqu’à tuer sa petite soeur pour plaire à son prince charmant. Mais combien de mères offrent leurs enfants en sacrifice, en fermant délibéremment les yeux, à leur conjoint qui, aux petites heures de la nuit, quitte le lit conjugal pour aller jouer avec la vulve d’une fillette qui dort dans la chambre à côté ?
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