La pédophilie, une erreur de comportement


Tripoter la vulve et les seins d’une fillette de 8 ans ne relèverait pas de la pédophilie mais d’une erreur de comportement selon le Cardinal Jean-Claude Turcotte.  Une erreur de parcours que l’on doit pardonner facilement.  Même qu’un tel geste est gratifié par l’octroi de bourses d’étude aux prêtres pédophiles.  C’est ainsi que l’abbé Philippe de Maupeou aurait reçu une bourse de 60 000 $ pour aller étudier le droit à l’université St-Paul à Ottawa.  L’Église semble complètement se foutre des victimes, de la fillette, et protège ses prêtres, elle leur pardonne, éloigne le prêtre de l’église pour lui trouver un « job » de bureau, des tâches administratives, tout en le conservant dans son sein.  Le pardon catholique du cardinal Turcotte ne semble pourtant pas s’appliquer à tout le monde.  Dernièrement monsieur Turcotte remettait son insigne de l’Ordre du Canada après que le roi de l’avortement au Canada, le Dr Henry Morgentaler, eut reçu le même titre honorifique.  D’un côté l’Église condamne l’avortement, blâme des personnes comme Morgentaler et de l’autre côté elle pardonne les actes pédophiles, protège les agresseurs, pour sauver son image, minimise l’importance des gestes comme vient de le faire Jean-Claude Turcotte, semble compatissante non pas envers les victimes mais envers les bourreaux. 

Gilles Vigneault et le poids des mots


La go-gauche semble vouloir utiliser à tout vent des concepts lourds de sens comme « génocide », « fascisme », « Hitler » ou encore « dictature » pour qualifier les gens qui vont contre leur idéologie.   La preuve en a été faite  une fois de plus lors d’une entrevue de notre célèbre poète québécois et roi de la gigue, Gilles Vigneault, accordée hier au Journal de Montréal.  Monsieur Vigneault y qualifie le premier ministre canadien Stephen Harper de « dictateur ».  Rien de moins. Un dictateur qui déclenche des élections parce qu’il ne se sent pas appuyé par les membres des autres parties politiques, n’est-ce pas formidable ? C’est sûrement une première dans l’histoire.  Un dictateur qui va débattre de son point de vue lors d’une assemblée devant différents partie de l’opposition c’est tout de même incroyable.  Celui  pour qui la langue et le mot juste semble être une devise, devrait plutôt relire la définition du mot « dictateur » dans le dictionnaire.  Voici la définition qu’en donne le petit Robert: Dictateur: Personne qui, après s’être emparée du pouvoir, l’exerce sans contrôle« .  Merci monsieur Vigneault de nous ouvrir les yeux ainsi.

Porno para Ricardo, la contre-révolution cubaine


Il fait bon de voir qu’au pays de Fidel, il existe des hommes, des femmes, pour contester la dictature mise en place par El Comandante.   Malheureusement ces artistes sont aussitôt mis en prison comme le témoigne si bien l’arrestation pour « dangerosité sociale prédélictuelle » du leader du groupe punk Porno Para Ricardo, le chanteur Gorki Luis Aguila.  Gorki ose porter au ridicule le vénérable Fidel, comme le montre si bien la vidéo du groupe ci-dessous.  Lisez cette courte entrevue que Gorki accorda au journal mexicain Reforma quelques jours avant son arrestation pour anticastrisme.

Samuel Boutwell, preacher à 7 ans


Je suis tombé sur cette vidéo d’un garçon de 7 ans, Samuel Boutwell, qui se prend pour un pasteur, dans une église baptiste américaine, répandant le message d’amour de Jésus.  L’enfant a tout d’un télé-évangéliste, l’attitude, les gestes, les pauses, l’intonation.  Dans une autre vidéo, alors qu’il est âgé de six ans, le jeune Boutwell se promène avec ses pancartes devant une clinique d’avortement, défendant le droit à la vie alors que dans une autre vidéo, le petit Samuel clame haut et fort le message du Christ, grosse Bible en dessous du bras, à Ground Zero. J’aimerais bien voir ses parents.  En parcourant Youtube, vous constaterez vous aussi à partir des liens que j’ai mis ici, que le petit Samuel Boutwell n’est pas le seul de son âge à s’être fait laver le cerveau.  Une génération de preachers est à nos portes.

Le Lin et le Yang, les deux voix d’une même médaille


À gauche Lin Miaoke, celle qui a chanté en playback et à droite sa soeur, Yang Peiyi la véritable chanteuse
À gauche Lin Miaoke, celle qui a chanté en playback et à droite sa soeur, Yang Peiyi la véritable chanteuse

Décidemment la Chine a tout fait pour sauver les apparences pour ces Jeux Olympiques.  L’apparence semble compter beaucoup plus que la vérité pour les autorités chinoises.  Selon une nouvelle parue aujourd’hui, la fillette de neuf ans qui aurait chanté « l’Ode à la Patrie » lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux de Pékin, la petite Lin Miaoke, n’aurait fait que du « lip-synch ».  En vérité, c’est sa soeur cadette, Yang Peiyi, 7 ans, qui aurait chanté.  Le directeur musical trouvant celle-ci moins jolie que sa soeur aînée, moins présentable au monde entier, a tout simplement décidé que ce serait sa soeur qui ferait les Milli Vanilli.  Le directeur musical n’accepte pas les dents croches et les visages ronds.  Heureusement, la poudre aux yeux s’est dissipée assez rapidement et la supercherie a été mise à nue.  La vérité finit toujours par triompher.

Devinez quand Amy Winehouse va mourrir et gagnez un ipod ?


Amy Winehouse
Amy Winehouse

Il y a quelque chose de morbide dans cette page web.  Les créateurs du site demandent aux internautes de faire des prédictions sur la mort de la chanteuse soul Amy Winehouse.  Le site Whenwillamywinehousedie.com invite les internautes à deviner la journée et l’heure de la mort de la chanteuse qui semble s’enfoncer de plus en plus profond dans la dépression et la polytoxicomanie.  Comme à l’émission américaine The Price is Right, celui qui se sera le plus rapproché de la prédiction remportera un prix, dans ce cas-ci un beau ipod touch.  Pour faire preuve d’un peu d’humanité et de compassion pour la star, on peut même y écrire un message de pré-condoléance.  Cette fascination pour la déchéance, pour la mort des vedettes, me rappelle un certain film que j’ai vu dernièrement.  Introuvable version française de Untraceable raconte l’histoire d’un tueur en série qui invite les internautes à regarder la mort en direct d’une victime innocente.  À l’aide d’instruments de tortures rappelant étrangement les moyens utilisés par le tueur de la série Décadence, le tueur montre ses victimes sur le net et la mort qui les attend si la population continue d’aller voir son site, car plus il y a de visiteurs et plus la victime se rapproche de la mort.  Le site devenant de plus en plus populaire, les victimes meurt de plus en plus vite, ce voyeurisme morbide des internautes l’emportant sur la protection de la victime.

Selon PETA, Tim McLean est un porc dans un abattoir


À l’instar de Paul Watson au début du mois d’avril qui s’était servi de la mort des trois chasseurs de phoques de l’Acadien II pour dire aux gens que cela était bien regrettable, mais qu’il était encore plus regrettable de tuer des milliers de phoques innocents sur les banquises, voilà que l’organisation PETA, qui vient en aide aux animaux, y va d’un coup de pub sauvage, comparant la décapitation, la tragédie manitobaine de Portage LaPrairie, de Tim McLean, ce jeune homme victime du cannibale coupeur de tête Vince Weiguang Li, au processus qui attend les animaux dans les abattoirs.  L’animal voit le boucher s’approcher de lui avec le couteau, le boucher n’a aucune émotion, comme le tueur de Tim McLean, personne autour ne vient en aide aux victimes, malgré les cris et la souffrance des animaux, la tête de l’animal est enfin tranchée et sa chair mangée.  Heureusement le journal Portage La Prairie Daily Graphic a refusé de publier cette publicité opportuniste qui met une fois de plus l’animal et l’homme sur un même pied d’égalité.  Boeuf, porc, poulets et Tim Mclean c’est la même chose, il n’y a aucune différence, aucune distinction.  Tuer un animal pour s’en nourrir et couper la tête d’un homme dans un autobus pour lui bouffer les oreilles et le nez revient à la même chose.  Qu’en pensez-vous ?

Créationnistes et Flat-earthers ou les nouvelles théories de la paranoïa


Je viens tout juste de visionner le plus récent film du réalisateur américain William Friedkin, celui-là même qui réalisa en 1973 L’ExorcisteBug c’est l’histoire d’une fille paumée, qui vit dans un trou perdu, qui aime bien prendre un verre et sniffer sa ligne de coke de temps en temps, question d’oublier la disparition de son enfant ainsi que son ex tout récemment sortie de prison.  Un soir en sortant avec une copine, elle fait la connaissance d’un mec un peu bizzaroïde.  Elle en tombe amoureuse.  Elle semble reprendre espoir, enfin elle n’est plus seule dans son monde.  Hors le gars en question délire solide et commence tranquillement à voir des insectes partout, il y en aurait tout d’abord dans son lit et ensuite sous sa peau.  Dans son délire hallucinatoire l’homme entraîne petit à petit la fille dans son délire.  Elle aussi aurait des insectes sous la peau.  Tous les deux se mutilent, cherchant en vain à extraire ces insectes dont ils sont les seuls à voir et à connaître l’existence.  Il s’agit pour eux d’une réalité objective.  Et les questions commencent à se poser.  Mais d’où peuvent bien venir tous ces insectes, comment se fait-il qu’ils aient pondu des oeufs à l’intérieur de leur peau ?  Et les hypothèses explosent dans leur cerveau, l’imagination s’en donne à coeur joie, et la théorie du complot fait surface.  Le gouvernement américain, les grandes puissances, le nouvel ordre mondial, l’armée, la CIA, y sont pour quelque chose, ce sont eux qui ont installé ces bestioles qui ne seraient en fait que des microprocesseurs.  Ce couple n’est au fond que l’objet d’un complot, ils ne sont que des rats de laboratoires.  Tout était prévu depuis le début, l’enlèvement de l’enfant, l’amie de la fille paumée qui aurait introduit l’insecte-espion souche, bref rien n’est laissé au hasard comme dans tous les bons scénarios complotistes. 

Je vous parle de ce film car il illustre bien à mon avis ce vers quoi sont emmené certains gauchistes complotistes qui, à force de se tenir avec des gens comme eux, qui croient et pensent comme eux, les renforcent dans leurs croyances absurdes, surréalistes, schizoïdes.  Big Brothers est partout, la CIA et les grandes puissances sont derrières chacun de nos faits et gestes, nous ne sommes en fait que des marionnettes obéissantes, des êtres totalement dépourvus de la moindre conscience. Et cela est réconfortant de penser que nous avons découvert un secret que nul ne savait avant nous, ça nous rend plus fort, ça nous rapproche de Dieu, ça fait de nous des êtres exceptionnels.  J’aborde de nouveau la question pour vous parler de deux courants qui frôlent à mon avis le délire, le créationnisme et les Flat-earthers.  Dans un premier temps les créationnistes croient véritablement que l’homme et tout ce qu’il y a sur terre est l’oeuvre de Dieu, rejetant formellement les théories scientiques tel que le Big Bang et les théories évolutionnistes, allant jusqu’à prétendre que les dinosaures et les êtres humains sont nés spontanément, se sont côtoyés.  Le monde aurait donc été créé en six jours et la Terre n’aurait que 6000 ans d’existence.  Les dragons du Moyen-Âge ne serait en fait que des dinosaures que de vaillants chevaliers auraient combattus. Tout le reste ne serait que supercherie, la seule validité scientifique serait celle du créationnisme.  Au Kentucky par exemple il existe même un musée du créationnisme où on y apprend que Darwin n’était au fond qu’un imposteur.

Et ce soir, alors que je m’apprêtais à me coucher, je tombe sur cette nouvelle.  Il y a même des gens qui continuent à croire que la terre est plate.  Et oui, en 2008, il y a des gens qui continuent de croire que la terre est plate.  Selon les adeptes de cette théorie datant du Moyen-Âge que l’on surnomme les Flat-earthers, les gouvernements, les scientifiques et les agences spatiales sont de mèches pour faire gober aux bons citoyens de ce monde que la terre est ronde.  Le « bug » c’est cela, cette folie schizo-paranoïde.

Enfants à vendre


 » À l’orée d’un grand bois habitait un pauvre bûcheron avec sa femme et ses deux enfants, le petit garçon se nommait Jeannot, la petite fille Margot.  Il avait peu de choses à se mettre sous la dent, et une fois qu’une grande disette s’était abattue sur le pays, il ne put pas même se procurer le pain quotidien.  Un soir qu’il se tracassait et que les soucis le faisait se retourner dans son lit, il soupira et dit à sa femme:  » Qu’allons-nous devenir ?  Comment pourrons-nous nourrir nos pauvres enfants, alors que nous n’avons plus rien pour nous-mêmes ? – J’ai une idée, homme, répondit la femme, demain, de bon matin nous conduirons les enfants dans le bois, au plus épais des fourrés.  Là nous leur ferons du feu, nous donnerons encore un petit bout de pain à chacun, puis nous irons à l’ouvrage et nous les laisserons seuls.  Ils ne retrouveront pas le chemin de la maison et nous en serons débarassés. – Non, femme, dit le mari, je ne ferai pas cela, comment aurais-je le coeur d’abandonner mes enfants dans la forêt, les bêtes sauvages viendraient bientôt les déchirer.  – Sot que tu es, dit-elle, alors nous mourrons de faim tous les quatre, tu n’as plus qu’à raboter les planches de nos cercueils « , et elle ne lui laissa ni trêve ni repos qu’il n’ait consenti.  » Tout de même, ces pauvres enfants me font pitié », dit l’homme.  »  (Contes, Grimm, Folio, Paris, 1995, p. 71.72) 

Après un peu plus de 150 ans, ce conte des frères Grimm, Hansel et Gretel, est toujours d’actualité.  Le contexte de ce conte est celui du Moyen-Âge, de la famine qui y régnait et des horreurs qu’elle engendre, dont la vente d’enfants.  Aujourd’hui encore, la vente d’enfants par les parents semblent monnaie courante dans certaines régions pauvres.  Selon un article publié par Stéphane Paquet, correspondant de la Presse à Pékin, des familles chinoises peuvent recevoir jusqu’à 75 $ pour une fille et dix fois plus pour un garçon, soit près de 750 $ (la valeur d’un garçon on l’aura deviné est beaucoup plus importante que celle d’une fille dans ce pays où l’on a assisté impuissant à un véritable génocide de foetus femelles ces dernières années) avant d’être vendu à d’autres acheteurs à des prix pouvant aller jusqu’à 1000 $ pour une fillette et 3000 $ pour un garçon. 

En Afghanistan, l’islam et la pauvreté font en sorte que certaines familles vendent leurs fillettes de 11 ans à des pédophiles (oui des pédophiles, des hommes mûrs, des hommes de trente, quarante, cinquante ans) en échange d’une dot de 10 000 $.   De ces fillettes vendues comme esclaves à des pervers, plusieurs en viendront à vouloir s’enlever la vie alors que d’autres, bénéficiant de l’aide financière et humanitaire de pays comme le Canada, pourront aller à l’école, étudier pour devenir médecin, car, comme le dit si bien l’article d’Alexander Panetta, si les femmes ne peuvent être soigné que par des femmes, toujours faut-il qu’elles sortent de leur maison pour aller étudier la médecine.

L’harmonie chinoise


Selon le correspondant de Radio-Canada en Chine, Michel Cormier, que vous parliez de la Chine en mal ou que vous en parliez en bien équivaut à la même chose aux yeux des autorités chinoises.  Les jeux de Pékin ce sont les jeux de la sécurité à tout prix, du camouflage, de l’enrobage, de la dissimulation.  On doit montrer la Chine sous son plus beau jour.   Et pour se faire on falsifie la réalité, on la met en scène, on joue avec elle, on tente de berner les journalistes, car on a peur de tout, la Chine à la chienne qu’on la voit sous son vrai jour, elle a peur d’être démasquée qu’elle en devient paranoïaque.  Comme nous le rapporte Michel Cormier:

« La réalité de ces Jeux, c’est que cette préoccupation du secret et de la sécurité nous empêche même de faire des reportages positifs. Interviewer les athlètes olympiques chinois? Impossible. Visiter les installations agricoles spéciales qui vont assurer la sécurité des aliments pour les athlètes? Non plus. (Les craintes des athlètes sur la sécurité des aliments sont, à mon avis, exagérées). Faire un reportage sur ce petit garçon de 7 ans qui porte le nom d’Olympique? La famille a peur de parler. Faire un portrait de la grande école de gymnastique de Pékin qui produit tous ces merveilleux athlètes chinois? On vous accorde 15 minutes pour tourner des images, mais on vous interdit de faire des interviews. » 

L’Empire Cédrika


En dehors du drame, en dehors de la tragédie qui bouleverse la famille, en dehors de l’enfer qu’a dû subir la fillette, il y a l’exploitation d’un drame, il y a la surexploitation d’une tragédie par les médias.  Ce n’est pas seulement un an d’enfer pour la famille, c’est un an d’enfer de désinformation, car il ne faut pas se le cacher, il ne se passe pas grand chose à Trois-Rivières, notre petite ville est bien tranquille et les pages du Nouvelliste, notre seul quotidien, sont de plus en plus pauvres en contenus, le Nouvelliste ressemblant de plus en plus à une grosse circulaire.  Donc on fesse sur le même clou, un clou très émotif, un clou qui fait vendre des copies.  N’ayons pas peur des mots, Cédrika est exploitée, elle fut exploitée par son agresseur, mais également par les médias qui en font leur vache grasse.  Tout devient prétexte à parler de la fillette, le premier anniversaire de son enlèvement, la blague de Mike Ward, un nouveau véhicule suspect, les réactions du père face à l’incompétence des enquêteurs, une excès de colère de Claude Poirier, un jeune qui décide de prendre son été pour faire le tour de la rivière st-maurice, question de retrouver le cadavre de Cédrika.  Bref il ne se passe pas une semaine sans que l’on parle de cette histoire.  Cédrika Provencher, c’est une entreprise qui rapporte gros, c’est comme mettre la dernière folie de Britney Spears sur la page couverture d’un magazine people, on est certain de vendre, on est sûr que ça va rapporter.  Cédrika c’est une grosse vache à lait pour nos médias québécois. 

Vive Karadzic !


On a pu le constater au mois de décembre 2006 lors de la mort de l’ex-dictateur chilien Augusto Pinochet, il y en aura toujours pour oublier le passé, il y aura toujours des partisans de ces dictateurs sanguinaires pour saluer ces hommes, pour leur rendre un dernier hommage, pour perpétuer leurs oeuvres, pour entretenir leur culte, pour justifier la terreur et le régime oppressif qu’ils ont employés afin, n’ont pas d’aider leur peuple, mais tout simplement pour se maintenir au pouvoir.  Récemment avec l’arrestation du génocidaire serbe Radovan Karadzic, on assiste au même phénomène, l’adulation d’un monstre, d’une racaille, d’un nettoyeur ethnique.  Je vous invite à visionner l’extrait suivant sur France24 où un homme répond ceci: « Moi, je le défendrais avec des moyens qui ne sont pas pas permis. Je n’utiliserais pas des moyens démocratiques « , avant d’offrir un t-shirt au journaliste avec l’effigie d’un criminel de guerre serbe.  Qui sait si l’individu dans le reportage n’a pas violé une femme musulmane à l’époque du génocide.  Il a peut-être même participé activement à l’effort de guerre en massacrant quelques victimes innocentes.  Espérons seulement que Karadzic ira jusqu’au bout de son procès et ne sera pas victime d’un infractus comme Milosevic.

Le Canada un pays qui pardonne…même aux pédophiles


Une demande de pardon pour un crime commis semble être facile à obtenir au Canada.  En effet de septembre 2000 à juillet 2008, c’est 136 357 criminels qui ont pu ainsi trouver la grâce aux yeux de nos autorités.  De ce nombre 883 pédophiles, du « tripoteux » de petites filles à l’incestueux, voient leur dossier criminel effacé et peuvent ainsi recommencer une nouvelle vie, se faire embaucher dans nos garderies et nos équipes de hockey mineur.  Le pédophile est blanchit, on efface et on recommence.   Non mais n’est-ce pas merveilleux ?  Jésus serait fier de nous.

Source:  Cyberpresse

Amnisty international censure sa propre campagne sur les JO de Pékin


 

Bon je n’ai pas vraiment l’intention de faire comme Amnisty et de censurer la campagne faite gratuitement par l’agence TBWA pour l’ONG.  Je vous envoie donc un article du journal Marianne qui parle de cette histoire avec les photos de la campagne publicitaire, campagne qui remporta pourtant le 3e prix aux Lions de Cannes 2008.  Même si la publicité ne cadrait pas dans les plans d’Amnesty, cette dernière la jugeant trop dure, trop agressive, l’ONG ayant préféré une campagne plus « douce », moins incisive, la campagne a fait tout de même son petit bout de chemin, parvenant même jusqu’aux yeux des chinois eux-mêmes qui appellent maintenant au boycott des publicités produites par l’agence.  Un boycott en attire un autre.  Ironie du sort Amnisty dénonce la censure et l’oppression du gouvernement chinois tout en exerçant lui-même une censure sur une campagne publicitaire qui aurait pourtant value la peine d’être endossée.

Le communisme, entre mythe et réalité


Le communisme on le sait a séduit des millions de gens depuis Karl Marx.  Malgré son échec évident, il n’en demeure pas moins que cette idéologie semble séduire bon nombre d’idéalistes de la gauche contemporaine.  Dans l’avant dernier numéro du Courrier International, il est même question du retour en force du marxisme, d’un marxisme transformé, adapté à notre époque, épuré des erreurs des Lénine, Staline et Mao, seule théorie pouvant contrecarrer les injustices et les inégalités du néo-libéralisme.  C’est à mon avis totalement oublié le passé et la tentation totalitaire du communisme, c’est se jeter dans la naïveté la plus totale, celle de croire qu’un monde sans injustice, sans inégalités sociales est possible. 

Pour preuve je vous cite un extrait de l’excellente biographie de Jung Chang et Jon Halliday intitulé simplement Mao.  Dans le chapitre « Comment Mao édifia son pouvoir par la terreur » on y parle entre autre de l’enthousiasme qui régnait auprès des jeunes venus d’un peu partout à travers la Chine lorsque ceux gagnèrent enfin la région de Yenan, la Mecque, ce lieu saint du communisme chinois.  Hors on y parle aussi dans ce chapitre de la désillusion, de ce passage du mythe, de la fiction à la réalité:

 » Pour commencer, ces jeunes furent pour la plupart enrôlés dans diverses « écoles » et « instituts », afin d’y être formés – et endoctrinés.  Mais beaucoup ne tardèrent pas à perdre leurs illusion.  Ce qui les décevait le plus était que l’égalité, qui constituait l’élément central de leur idéalisme, était non seulement tout à fait absente, mais à l’évidence rejetée par le régime.  Partout régnaient l’inégalité et le privilège.  Chaque organisation avait trois niveaux de cuisine différents.  Le plus bas n’avait droit, grosso modo, qu’à la moitié des quantités de viande et d’huile allouées au niveau intermédiaire, tandis que l’élite s’en voyait octroyer encore davantage.  Les aliments les plus nourrissant étaient réservés au sommet de la hiérarchie. 

Il en allait de même pour les vêtements.  Le coton produit sur place était grossier et désagréable à porter, aussi en importait-on un de meilleure qualité pour les cadres dirigeants.  Mao était extérieurement vêtu comme tout le monde, mais ses sous-vêtements étaient d’une tout autre qualité, comme nous l’a révélé une servante chargée de laver et d’entretenir les effets du couple Mao.  Elle-même n’avait droit ni à des sous-vêtements ni à des chaussettes, si bien qu’elle était sans cesse enrhumée.  Enfin, des articles tels que le tabac et le papier à lettres étaient eux aussi attribués selon le rang occupé dans la hiérarchie.

Les enfants des principaux dirigeants étaient envoyés en Russie, ou alors avaient leur propre nounou.  Les femmes des cadres dirigeants pouvaient espérer accoucher à l’hôpital, puis bénéficier ensuite des services d’une infirmière personnelle.  Les cadres un peu moins haut placés envoyaient leurs enfants dans une crèche réservés à l’élite.  Quant aux communistes de base qui étaient mariés (ils étaient assez peu nombreux), soit ils n’avaient pas d’enfants, soit ils avaient beaucoup de mal à joindre les deux bouts.

Les conditions de vie spartiates et la malnutrition entraînaient de nombreuses maladies, mais seuls les hauts dirigeants avaient accès aux médicaments, plutôt rares au demeurant, qu’il fallait importer spécialement des zones nationalistes. » (Jung Chang et Jon Halliday, Mao, Gallimard, Paris, 2005, p. 265.)

%d blogueurs aiment cette page :