Ce sexe qui tue


Je vous invite dans un premier temps à visionner cette publicité, d’une durée d’une minute et deux secondes, sur les dangers d’une sexualité non protégée:

Le message à la toute fin de cette publicité sociétale est clair, la majorité des personnes qui contractent le sida sont des femmes de moins de 30 ans.  Dans les trois relations mises en scène, c’est l’homme qui tire à bout portant sur la femme, c’est lui le meurtrier, c’est lui qui transmet la mort.  On sait qu’au niveau inconscient le fusil est un symbole phallique.  Lorsque l’individu tire avec son fusil on dit qu’il décharge et il n’est pas rare d’associer le mot décharge à l’éjaculation.  On dit que l’homme se décharge, qu’il libère une tension, une fois qu’il a déchargé il se trouve alors « détendu », il a appuyé sur la « détente », la balle du fusil devenant du même coup le symbole du sperme (la dernière image nous montre d’ailleurs une balle de fusil où bout du condom, là où devrait en principe se retrouver le sperme) d’un corps étranger « pénétrant » dans le corps.  Cette fois-ci, le sperme de l’homme devient aussi meutrier qu’une balle de fusil.  

Après cette réflexion quelque peu psychanalytique, une chose m’est venu à l’esprit, pourquoi l’homme serait-il le seul responsable de la mort de la femme, pourquoi, dans les trois scènes de baise, seul l’homme donne la mort, comme si la femme n’avait aucun rôle à jouer.  À ce que je sache, dans les trois actes, la femme ne se fait pas violer, aucun homme ne la pénètre de force, toutes les trois semblent avoir atteint l’orgasme, c’est donc dire qu’elles sont consentantes au fait que l’homme ne porte pas de condom et participent du même coup, à mon avis, à leur propre perte.  Ce qui aurait été bien, c’est de voir également ces trois femmes sortirent de leur sac à main une arme à feu et tirer en même temps sur l’homme, une sorte de duel à mort où personne n’aurait sorti vivant. 

Quelques pubs sur la violence conjugale


Il y a une pub qui passe présentement à la télé et dans les salles de cinéma québécoises, une publicité choc, une publicité montrant un homme, prenant le visage de sa femme entre ses mains, une femme complètement terrorisée, paralysée par la peur, la peur d’un homme qui lui demande de lui répondre quand il lui parle, qui la bouscule, qui arrive tout près de la frapper, qui la projète par terre et qui lorsqu’il lui demande de se relever voit apparaître un policier.  Autrefois, nul autre que la femme n’aurait pu porter plainte pour violence conjugale, maintenant, les policiers peuvent porter plainte contre l’agresseur à la place de la victime.  Cette publicité m’a donné l’idée de vous présenter quelques publicités sociétales sur la violence conjugale, des pubs de différents pays francophones et de différentes époques, des pubs coups de poings.  Malheureusement je n’en ai pas trouvé où l’agresseur est une femme et la victime un homme, ce qui ne veut pas dire que le phénomène n’existe pas, je dirais même qu’il semble être en pleine expansion. 

Première publicité: slogan: La violence conjugale est un crime. (publicité diffusée en 2007 par le gouvernement du Québec), d’une durée de 29 secondes:

Deuxième publicité: Publicité réalisée en 1988 au Québec par le défunt cinéaste Jean-Claude Lauzon et mettant en scène Louison Danis (Maman Bougon). Durée (1:28):

Troisième publicité:  Campagne de la Fédération Nationale Solidarité Femme, publicité possiblement diffusée en 2006 en France.  Le message est le suivant: Un homme qui maltraite sa femme apprend la violence à ses enfants.  On peut y voir en effet un jeune garçon, regardant son père battre sa femme, venir près d’elle, alors que sa mère est étendu par terre, pour venir lui donner un coup de pied dans les côtes. Durée (0:45):

Quatrième publicité:  Publicité pour le lancement du nouveau service, le 3919, service téléphonique venant en aide aux victimes de violences conjugales en France, en 2007.  Le message est le suivant: Parlez-en avant de ne plus pouvoir le faire.  Si la victime ne réagit pas, qu’elle ne téléphone pas, qu’elle ne va pas chercher de l’aide, l’issue final c’est la mort.  Durée (0:23):

Cinquième publicité:  Cette fois-ci une publicité d’Amnesty International, division Belgique, possiblement diffusée en 2007, où l’on montre un jeune couple vivant paisiblement alors qu’une femme est en train de se faire battre de l’autre côté de la rue, dans un appartement.  L’homme, assis confortablement sur le divan, pitonnant sur son portable, entend les cris mais n’agit pas, n’intervient pas, se lève et va fermer la fenêtre pour ne plus entendre ces cris insupportables.  Durée (0:30):

Cette dernière publicité ressemble étrangement dans son approche à une publicité américaine où l’on voit un homme et une femme, dans leur lit, l’homme lit une revue, alors que sa femme écoute attentivement la dispute féroce qui éclate chez ses voisins du haut, ne pas réagir face à la violence, l’homme étire sa main au-dessus de sa table de chevet et au lieu de prendre le téléphone, il éteint la lampe. 

Dans la publicité belge, il s’agissait de ne plus entendre, de se boucher les oreilles, dans la publicité américaine c’est le refus de voir, on préfère la noirceur à la lumière.  J’aurai l’occasion de revenir prochainement sur les publicités américaines portant sur ce phénomène de société.

Blue man, Root man et autres difformités


Il n’est pas rare que les scientifiques font la découverte de nouvelles espèces animales, de nouveaux papillons, de nouveaux insectes par exemple, ou de nouvelles espèces de plantes, bref même si nous avons l’illusion de croire que tout a été découvert, on peut se rendre compte que beaucoup de choses reste à découvrir.  D’un autre côté, rares sont les nouveaux mammifères et encore moins les nouvelles espèces humaines.  Hors, c’est à travers certaines maladies hors du commun, que l’homme se révèle être une espèce complexe et peu banal.  Je vous présente trois vidéos sur trois hommes exceptionnels, des super héros de notre époque.  Dans un premier temps, je vais vous présenter cet homme de 57 ans, Paul Karason, qui a vu au fil des ans sa peau devenir aussi bleue que celle du Grand Schtroumpf.

Dans un deuxième temps, je vous invite à visionner l’homme-fourmi, cet homme qui a certainement les plus grosses couilles au monde, ceci n’est pas un trucage je vous l’assure.

Et en terminant, je vous présente The Root Man, alias Dede, 35 ans, l’homme racine, l’homme arbre, l’homme tronc, je vous laisse le soin de lui trouver un nom. 

La pédophilie socialement acceptable


Premier prix de l'Unicef pour la meilleur photographie.  Photo montrant un Afghan de 40 ans en compagnie de son épouse de 11 ans.

La photographe Stéphanie Sinclair vient de remporter le prix de la meilleure photographie décernée par l’UNICEF.  La photo nous montre un quadragénaire afghan, Mohammed (comme le prophète du même nom, un prophète pédophile ne l’oublions pas, l’épouse du prophète n’avait que six ans) et sa jeune épouse de 11 ans Ghulam.  N’est-ce pas merveilleux de les voir ensemble vous ne trouvez pas, ne trouvez-vous pas ça mignon ? n’est-ce pas touchant ?  Mais bon, si Mahomet a baisé une petite fille de six ans, la petite Aïcha, et que Mahomet est le messager de Dieu, qu’il est un exemple pour tout bon musulman, alors pourquoi ne pas suivre sa trace, pourquoi ne pas continuer à baiser des fillettes.  Si le prophète l’a fait, c’est qu’il devait avoir raison.  Et les parents dans tout cela ? C’est normal d’offrir sa fille à un vieux vicieux après tout.  Non mais qui suis-je pour juger d’un tel comportement moi petit minable de l’Occident.  Je ne devrais pas juger un tel comportement et porter de tels jugements de valeurs sur les moeurs afghanes, après tout, cela ne fait-il pas parti de leurs coutumes, de leurs traditions, pourquoi chercher à changer tout cela après tout ?  Non mais si les groupes féministes ne s’opposent pas aux mariages forcés, pourquoi m’y opposerais-je ?  Vous en pensez quoi vous ?

Êtes-vous prêt à vieillir avec Hillary Clinton ?


Photo d'Hillary Clinton prise par l'Associated Press, visage d'une femme de 60 ans non botoxé.Hillary Clinton, photo montrant la sénatrice le visage ridé, un visage non botoxé.Non mais quelle question pertinente, vous ne trouvez pas ? C’est pourtant la question posée par l’animateur de radio Rush Limbaugh lundi à ses auditeurs.  « Les Américains voudront-ils voir une femme vieillir tous les jours sous leurs yeux ? », Non, Hillary Clinton n’a pas le visage botoxé de Cher, elle n’a pas été photosphé non plus, elle n’a pas 20 ans, elle n’a pas 30 ans, il s’agit plutôt à vrai dire d’une femme de soixante ans, une femme qui mène sa vie à un train d’enfer depuis près d’un an, qui se promène d’une ville à l’autre, qui trouve la force, l’énergie nécessaire pour défendre ses idées, ses opinions, affronter les médias, la critique, les débats, qui mène sa vie à deux cents nuits à l’heure, comme une rock star de 20 ans, mais dans la peau d’une sexagénaire.  Je ne sais pas combien d’entre nous, je parle de ma génération, celle des trentenaires, pourrait se vanter d’avoir une mère aussi énergique, dynamique, qu’Hillary.

 Elle a tout simplement été croqué vive par un photographe de l’Associated Press dans tout son naturel comme une starlett d’Hollywood qui se ferait prendre au piège par un paparazzi à sa sortie d’un bar ou bien à sa sortie du lit très tard le matin, les plaies de lit encore étampées dans le visage.  Et bien entendu la droite américaine s’est empressé de sauter sur le cliché, comme l’équipe Clinton s’était empressé de revenir sur les petites trempettes nasales de Barak Obama durant son adolescence.  Vieille stratégie consistant à disqualifier l’autre en utilisant autre chose que des arguments, autre chose qu’une pensée, qu’une logique, qu’une opinion, cherchant plutôt le scandale, la gaffe, déterrant le passé, cherchant à tout prix l’erreur, la faille, la ride, l’imperfection physique et psychologique.  Hors dans le cas d’Hillary, on vient de franchir une autre étape, car c’est bien beau la drogue (en consommer est illégal aux yeux de la loi), mais s’attaquer au visage d’une personne, d’une femme, remettre en question ses compétences sous prétexte que le visage ridé d’une femme ne fait pas crédible, je crois que l’on verse dans la discrimination, dans le sexisme pure et simple.  Non mais que vient faire la beauté, l’éternelle jeunesse en politique, ça n’a jamais empêché Jean Chrétien d’être élu premier ministre, une bouche croche pour un politicien ça passe, mais pour une politicienne ça semble ne pas passer.  La quête de l’éternelle jeunesse, le négation de l’âge, déni de la vieillesse, déni de la décompositon corporelle, déni de la mort, vivons-nous dans une société qui refuse la vérité ?

À lire: (Lysianne gagnon: Une femme de 60 ans.  Marie-Claude Lortie: La belle Hillary. )

 

Le premier ministre chinois rencontre de faux sidatiques


Le premier ministre chinois Wen JiabaoDans les années 90, un scandale éclata en Chine, dans la province du Henan, plus particulièrement dans le petit village de Wenlou où entre 40 à 80 % de la population aurait été contaminé par le VIH après avoir donné de leur sang dans des conditions hygiéniques douteuses.  Depuis, une certaine aide médicale serait apportée à ces paysans, isolés du reste du monde, vivant comme des pestiférés, à l’abri des regards.  Même que lors de la journée mondiale de lutte contre le sida, le premier décembre dernier, le premier ministre chinois, Wen Jiabao, aurait mis à sa disposition, lors d’une petite parade pour la presse, quelques centaines de policiers en civil, des figurants, des comédiens, jouant le rôle des vrais paysans sidatiques, tout cela dans le but d’éviter de rencontrer les « infectés », les malades, ceux qu’on ne veut pas voir.  C’est ainsi que le premier ministre chinois serra la main à de faux sidatiques.   Heureusement, les « talents » de metteur en scène de monsieur Jiabao ont été démasqués par le quotidien Apple de Hong Kong (pour la traduction, trouvez-vous un bon traducteur, sinon lisez Rue89).  Pour les autres, les vrais malades, ceux qui souffrent en silence, les autorités chinoises ont bien fait leur travail de censeur, invitant avec force, ces derniers à rester bien tranquille chez soi, à l’abri des journalistes.  Non mais n’est-ce pas merveilleux ?  Et dire que nos belles grandes compagnies vident nos poches pour remplir celles de cette belle Chine démocratique.

Les laideurs de la guerre


 Le 8 novembre dernier le président américain, George W.Bush, rendait une petite visite aux rescapés de la guerre, aux amputés, aux grands brûlés, à ceux qui ont passé près de perdre la vie pour une guerre qui fut certainement la plus critiquée de toute l’histoire des États-Unis.  Des jeunes hommes ont perdu des bras, des jambes, ont même perdu la face pour une cause qui les dépasse, pour une cause dont ils ne connaissent probablement pas la plupart du temps les enjeux.  Évidemment lorsque l’on regarde de telles images (j’ai fait un petit montage à partir de quelques photos de Jim Young de l’agence de presse Reuters), on ne peut qu’être révolté, s’indigner, devant la guerre.  Mais bon seul le temps nous dira s’il s’agissait d’une guerre juste ou injuste.