Castro: Un dictateur soft


Bien entendu il existe des dictateurs heavy, des dictateurs sanguinaires, des hommes dans l’histoire qui ont fait couler beaucoup de sang, Hitler, Pol Pot, Idi Amin Dada, Staline et j’en passe, ce n’est pas le nombre de politiciens sanguinaires qui manquent dans l’histoire récente de l’humanité.  Le retrait de Fidel Castro de la politique active après 49 ans au pouvoir, le plus long règne d’un dirigeant au cours des 200 dernières années, nous force à nous pencher sur la dictature cubaine, car il s’agit bel et bien d’une dictature (2 millions d’exilés cubains depuis la révolution, de 40 à 50 000 prisonniers politiques, des centaines d’exécutions de libres-penseurs, journaux censurés, torture, camps de travaux forcés pour les artistes, les homosexuels, les hippies et les témoins de Jéhovahs…).  Évidemment il n’y a pas eu génocide comme au Cambodge, en Allemagne ou bien en Ouganda, évidemment Castro n’a pas semé que le malheur dans son pays, ce qui me permet de dire que Castro est un dictateur oui, mais un dictateur soft, évidemment si on le compare aux dictateurs que j’ai nommés plus haut.  Les idéaux de départ du père de la révolution étaient nobles, justice sociale, démocratie, sauf qu’il a remplacé une dictature, celle de Batista, par sa propre dictature.  Chose que font la plupart des révolutionnaires d’ailleurs.  Remettre en question l’ordre établi afin d’imposer sa propre dictature, changer un ordre pour un autre ordre, faire tourner l’histoire en rond, tel est le moteur d’une révolu-tion. 

Castro refusait toute critique et ceux qui le critiquait était enfermés, aucune pitié, aucun pardon.  Huber Matos, écopa de 20 ans de prison, lui qui pourtant avait participé aux côtés de Castro à la révolution, 20 ans de prison pour s’être détourné de Castro, pour avoir critiqué ses méthodes.   Malgré la libération récente de prisonniers politiques, croupissent encore dans les prisons cubaines bon nombre d’entre eux.  Voyons voir maintenant ce qu’il en sera sous le règne de Raul Castro.  En terminant je vous laisse sur un excellent documentaire du National Geographic sur la vie de Fidel Castro.

La Bible en Manga


Bande dessinée de Siku, The Manga Bible

  

Alors que certains musulmans zélés, par l’entremise d’une pétition, font tout en leur pouvoir pour censurer Wikipédia, demandant à l’encyclopédie en ligne de retirer les peintures représentant le prophète Mahomet, Jésus revêt pour sa part les traits d’un super héros, d’un révolutionnaire à travers le bédéiste japonais Siku. Dans « The Manga Bible« , on semble très loin de l’Évangile en papier de Claude Lafortune, Jésus adoptant les traits d’un samouraï révolté, accomplissant du même coup ce que l’un des premiers groupes terroristes de l’histoire, les zélotes, auraient bien voulu faire du Christ à son époque, un héros devant libérer le peuple juif de la tyrannie romaine. Rendez à César ce qui appartient à César et à Dieu ce qui appartient à Dieu » avait alors répondu Jésus, posant pour ainsi dire la pierre de la laïcité, de la séparation entre la religion, domaine privée, et l’État, domaine public.

Alors que l’islam interdit toutes formes de représentation de son prophète (on le voit ici à travers les 275 000 musulmans qui ont signés la pétition pour censurer Wikipédia, on l’a vu également à travers l’histoire des caricatures dans le journal danois), la religion catholique tolère et même encourage la représentation de son messager, de celui qu’elle considère comme le fils de Dieu.   Il existe plusieurs films sur la vie de Jésus, plusieurs livres pour enfants, livres de vulgarisations du Nouveau Testament et de la Bible avec représenatations graphiques de Jésus.  Certains ont même poussé l’audace, en 1973, en faisant une comédie musicale, Jesus Christ Superstar, où Jésus chante, danse, se mêle à une troupe de chanteurs et danseurs hippies virvoltant autour de lui.  On peut pratiquement faire tout ce que l’on veut avec l’image du Christ, ce qui est loin d’être le cas de Mahomet. 

L’oeuvre de Siku ampute la partie lumineuse de Jésus, la partie aux cheveux blonds et aux yeux bleus, le Robert Powell de Jésus de Nazareth, pour faire ressortir son côté plus sombre, celui qui doit mettre fin à l’ordre établi, le Jésus colérique qui s’en prend aux marchands du Temple, le Jésus communiste.

Air Sex


Continuons dans la lignée des comportements déjantés et déviants.  Après le « air guitar » qui consiste à simuler, à mimer un solo de guitare, le Japon nous arrive maintenant avec le « air sex » qui consiste, vous l’aurez deviné, à simuler avec soi-même ou un partenaire invisible, une relation sexuelle.  Des tournois de « air sex » sont ainsi organisés devant un public, sur une scène, des hommes font semblant de se masturber ou bien de baiser la femme invisible.  Comme vous le verrez dans la deuxième vidéo, le phénomène a pris de l’expansion jusqu’aux États-Unis où hommes et femmes s’en donnent à coeur joie dans différentes positions toutes plus loufoques les unes que les autres, rien à envier au Kama Sutra. 

Les garderies pour adultes


Garderie pour adultes à Montréal

 

Il y a quelques années, je me souviens, à l’époque où je prenais encore l’autobus, il n’était pas rare de rencontrer des jeunes filles, des adolescentes pour la plupart, traîner avec elles des suces (hé oui des suces pour bébé) ou bien des petits nounours attachés à leur sac à dos.   Il n’est pas rare n’ont plus de rencontrer des adulescentes dont la chambre à coucher est rempli d’ours en peluche, de poupées de toutes sortes, comme si le deuil de l’enfance n’était pas encore fait, comme si le passage à l’âge adulte était une étape trop difficile à franchir.  La nature humaine est remplie de perversions qui ne demandent à mon avis qu’une absence de censure pour voir le jour.  Une de ces perversions, que l’on pourrait nommer par le fétichisme de la couche, ABDL (Adult Baby and Diaper Lover), autrement dit les bébés adultes et les amoureux de la couche, témoigne à mon avis d’une régression majeure, d’un retour à un stade pré-oedipien.  Imaginez-vous revenir à l’époque où votre maman changeait votre couche, où elle vous lavait, vous faisait faire une petit rot sur son épaule, où elle prenait soin de vous, qu’elle vous chantait une berçeuse pour vous endormir, qu’elle vous couvrait de toutes sortes de petites attentions.  Belle époque n’est-ce pas ?  Époque pouvant ressembler au Jardin d’Éden, à l’Âge d’Or de la mythologie grecque, à une époque où il n’y avait ni contraintes, ni contrariétés, où nos moindres désirs étaient comblés, où nous ne connaissions pas encore le sens du mot « responsabilité ». 

Voilà maintenant que des adultes, en théorie du moins, se plaisent à revenir à cette belle époque, régressant au stade de l’infant, au stade où il suffisait de chier dans sa couche pour se faire comprendre.  Car tel est le plaisir de ceux que l’on nomme les infantilistes, revivre l’expérience du stade de la couche Pampers, se faire dorloter par une nanou, chier, pisser dans sa couche, se faire laver les fesses par une femme qui a le même âge que nous, se faire mettre dans sa bassinette, une suce ou un pouce dans la bouche, une couche au cul.  Une garderie pour adultes a même ouvert ses portes à Montréal pour répondre à ce besoin d’infantilisme.  Vous pouvez choisir la gardienne qui correspond le mieux à votre humeur.  Certains infantilistes ont même ouvert des blogs racontant leur vie de tous les jours dans la peau d’un bébé.  C’est le cas entre autre de ti-carl et Ricky.  Bon sur ce je vous laisse sur une jolie demoiselle en couche Pampers.

Al-Qaeda et les enfants soldats


Alors que nos jeunes québécois s’amusent à tirer sur des pixels à travers des jeux vidéos, de jeunes enfants irakiens, endoctrinés, lessivés au Coran par Al-Qaeda, prennent le jeu au sérieux, la manette devenant une vraie arme de combat et non plus un jouet.  Le 4 décembre dernier l’armée américaine aurait mis la main sur quelques vidéos d’entraînement d’Al-Qaeda, dont une, ci-dessous, montrant comment le groupe terroriste entraîne ses enfants au combat, simule des enlèvements, des prises d’otages, des invasions de domicile, bref tout pour faire de ses enfants, âgés entre 10 et 15 ans, de vrais mercenaires, de futurs terroristes, des porteurs de haine.  De plus en plus d’enfants, de femmes, de malades mentaux et d’handicapés sont utilisés par les terroristes pour servir de bombes humaines, ce qui rend la guerre au terrorisme de plus en plus difficile, n’importe quel individu devenant par le fait même une menace potentielle. 

Source: Cyberpresse

Tuer pour se faire aimer


Misha Collins et Laura Prepon dans le film Karla

Il y a plus d’un an de cela, faisant la file à la caisse du Dollorama, je croisais un ancien collègue de travail que je n’avais pas vu depuis belle lurette.  Il me confia qu’après avoir annoncé à sa femme dont il était marié depuis plusieurs dizaines d’années, qu’après avoir avoué à la mère de ses enfants qu’il avait un cancer (je ne me souviens plus lequel mais bon c’était bel et bien un cancer), celle-ci le laissa après deux semaines.  Tout le monde connait une femme dans son entourage qui a déjà laissé son conjoint suite à une mauvaise nouvelle, une perte d’emploi, une maladie, une dépression.  Il n’est pas rare non plus de voir des couples aujourd’hui se séparer pour des peccadilles, pour des petits riens, l’homme met cartes sur table avec sa conjointe, cette dernière le laisse deux semaines plus tard, le gars bande mou deux fois de suite, la fille se remet en question et finit par le laisser trois jours après.  De nos jours l’amour ne semble pas tenir à grand chose.

Pourtant il y a des couples qui ne se laisseraient pour rien au monde, il y a des femmes qui sont prêtes à tout pour rester avec leur conjoint.  Avant-hier je me suis tapé le film Karla, film controversé sur la vie de ses deux tueurs en série, Paul Bernardo et Karla Homolka.  Ce qui est fascinant dans ce film, outre l’histoire d’horreur,  c’est de voir à quel point Karla était vraiment prête à tout pour que Paul l’aime, Paul était pour elle un roi, son roi, pour ne pas dire son dieu.  Paul voulait un cadeau de Noël spécial, il voulait violer la petite soeur de Karla devant les yeux de sa bien-aimé, pas de problème, Karla fournissait la drogue et un chiffon toxique pour étouffer sa petite soeur, pendant que Paul déviergeait Tammy.  Paul revenait à la maison aux petites heures du matin en jubilant et en avouant devant Karla qu’il avait violé une nouvelle fille dans un parc, Karla ne bronchait pas, s’approchait même de Paul pour lui faire des « mamours » dans le cou.  Voulant à tout prix que Paul l’épouse, voulant à tout prix être la petite princesse de Paul, son roi, Karla était prête à être la « petite pute » à Paul.   Paul la frappait, Karla restait et continuait de l’aimer.  Paul voulait séquestrer une fille pour la baiser, Karla l’encourageait et devenait sa complice, allant même jusqu’à tripoter la fille.  Paul la traitait de tous les noms, Karla écartait les jambes.  Paul tuait les filles qu’il avait séquestrées, Karla se taisait et lui faisait une petite fellation de son plein gré.   

Évidemment il s’agit d’un cas particulier, mais combien de femmes battues restent avec un conjoint qui abuse de leurs enfants, les violent ou les battent, par amour ?  Karla Homolka est allé jusqu’à tuer sa petite soeur pour plaire à son prince charmant.  Mais combien de mères offrent leurs enfants en sacrifice, en fermant délibéremment les yeux, à leur conjoint qui, aux petites heures de la nuit, quitte le lit conjugal pour aller jouer avec la vulve d’une fillette qui dort dans la chambre à côté ? 

L’automutilation comme forme de catharsis


Traces d'automutilation d'une jeune filleIls nous est tous arrivé de nous couper et de nous ronger les ongles et même de nous arracher la petite peau autour de ceux-ci. Pour certaines personnes, un moment de nervosité peut les pousser à s’arracher un cil ou bien quelques sourcils, à s’épiler, à s’arracher des poils pubiens, alors que d’autres, n’en pouvant plus de voir un bouton sur leur front, oseront se le faire éclater devant le miroir.  Jusqu’à maintenant nous sommes dans des formes d’automutilations sans grande conséquence pour le corps, se couper les ongles et s’épiler étant devenu monnaie courante, une forme d’esthétisme et même de nécessité dans le cas des ongles.  Ces formes de soin du corps n’en demeurent pas moins des formes d’automutilation.  Certains vont pousser l’audace jusqu’à permettre à une autre personne d’exercer sur elle une mutilation en se faisant tatouer (la peau est perforée par l’instrument du tatoueur et laisse une marque permanente sur le corps), alors que d’autres vont se faire percer le corps pour y faire pénétrer un objet, un bijou,  je parle ici du piercing évidemment.  Hors la nouvelle tendance chez les jeunes, la nouvelle forme d’expression corporelle, consiste à prendre une lame et à se faire des marques sur le corps, des dessins.  La scarification semble toucher un jeune sur six, les jeunes qui sont sous l’effet de cette nouvelle dépendance cherche à libérer une tension, un trop plein d’émotion, comme si l’émotion trop forte coulait dans leurs veines, qu’elle circulait dans le sang et qu’il fallait l’extirper du corps, comme de la bile noire.  Cette libération à la lame tranchante procure par la suite une libération d’endorphines, un bien-être qui permet au jeune par la suite de s’endormir et de ne plus penser à rien.  Il s’agit d’une forme de catharsis.  La catharsis ne se fait pas ici par la prise de la parole, par la mise en mots d’une souffrance, mais par un geste,  une action masochiste, par un retournement de la haine contre soi, par un geste d’automutilation, d’autodestruction, une sorte de pulsion de mort si l’on veut. 

Source: La Presse