Le Québec, une société tournée vers elle-même


Hier c’était notre fête nationale, la fête des québécois, la St-Jean-Baptiste.  Je profite de l’occasion pour vous faire part d’une étude assez révélatrice et qui en dit long sur le manque de culture de la société québécoise, de ce manque d’ouverture vers le monde extérieur, vers l’autre, vers le monde en général.  Depuis quelques années je constate une forte attirance chez les québécois à ne s’intéresser qu’à ce qui touche leur petit monde, les nouvelles régionales, les faits divers, la météo, les potins artistiques, bref le québécois moyens aime TVA et les nouvelles en boucle de LCN, les moments d’émotion du 7 jours, les larmes de Claude Charron, les carambolages, les noyades, les disparitions d’enfants,  les histoires de moeurs de nos ministres et surtout sa sainteté le sport.  Tout tourne autour de notre petit nombril, de notre petite province, de notre petite région, notre petit patelin, notre quartier.  On oublie les enjeux importants qui se trament ailleurs dans le monde.    C’est donc avec joie que je suis tombé sur ce sondage de la firme Influence communication, qui va exactement dans le sens de cette réflexion. 

Selon le président d’Influence communication, monsieur Jean-François Dumas, «nous ne vivons pas dans un village global mais dans un village local. Nous sommes la région du monde qui traite le moins d’actualité internationale. Le Canada anglais en parle de trois à quatre fois plus que nous.»  Société narcissique, centrée sur elle-même, la société québécoise ? Certainement.  Alors que le monde tourne, LCN faisait tourner en boucle les moindres faits et gestes de la vie de Julie Couillard, un focus aussi grand sur un fait divers fait en sorte de nous couper du monde extérieur, de nous isoler.  Heureusement qu’internet existe et qu’il est possible de s’alimenter à d’autres sources d’information que celles imposées par nos pauvres médias québécois. 

Le code vestimentaire iranien ferme boutiques


Comme à chaque année, avant la période des vacances, le gouvernement iranien envoie dans les rues sa police des bonnes moeurs.  Si certaines écoles québécoises obligent le port d’uniformes (l’inscription dans ces écoles est un choix et non une obligation, le parent a toujours la possibilité d’envoyer son jeune dans une école publique où il n’existe aucun code vestimentaire particulier), en Iran c’est tout le pays au complet qui est soumis à cette règle, à cette loi islamique.  Interdiction donc pour les femmes de rejeter leur voile par derrière question de ne pas ameuter les hormones mâles, question de ne pas provoquer les pulsions incontrôlables d’hommes en rut, interdiction également de se mettre à la mode occidentale, interdiction pour les hommes de porter les cheveux longs.  C’est ainsi que 32 boutiques de vêtements et salon de coiffure ont été fermés dernièrement pour non respect du code vestimentaire.

Lord’s Gym, quand Jésus devient culturiste


Centre de musculation pour chrétiensContrairement à Mahomet, Jésus n’est pas interdit de représentation dans la religion chrétienne et catholique.  Au fil du temps, en plus de parsemer nos églises de vitraux et nos sanctuaires de statues,  Jésus depuis les années 70 a subit toutes sortes de transformations, que ce soit sous forme de marionnette sous la création de Claude Lafortune et de son Évangile en papier, en passant par le Jésus de la comédie musicale Jesus christ superstar, jusqu’à aujourd’hui à travers le Jésus-samouraï du bédéiste japonais Siku et du Jésus-culturiste des clubs de gym chrétiens Lord’s Gym.   Dans ce dernier cas, il ne s’agit plus d’un Jésus rachitique, portant des sandales en terre cuite et des manches de soutane trainant jusqu’à terre, mais d’un Jésus fort, musclé, qui semble fier de porter sa croix, la croix semblant même le propulser par en avant.  Jésus ressemble aux dieux grecs de l’Antiquité, rempli de testostérone, prêt à affronter tous les dangers, la croix semble son arme, ses ailes, sa force, son allié.  Sur l’enseigne du club d’entraînement de Roseville en Californie, où l’on ne pratique pas le yoga mais le « Yogod », où l’on marche sur des tapis roulants baptisés « Chariots de feu » tout en lisant sa Bible et où l’on peut déguster, après autant d’exercices, des cocktails au bar La Terre Promise,  Jésus jaillit du sol, transportant sa croix sur ses épaules, luttant pour remonter à la surface, luttant contre sa destiné, contre la mort.   Pour les musulmans Mahomet est un combattant, un héros, celui qui porte fièrement le sabre, l’épée devant l’adversité, alors que Jésus est celui que l’on représente sur la croix, celui qui a perdu devant l’adversité, celui qui a baissé les bras, celui qui n’est pas allé au combat, celui qui préférait tendre l’autre joue et pardonner plutôt que de se battre et lutter.  Les chrétiens auraient-ils eux aussi besoin d’un prophète et d’un dieu fort, vaillant, combattif, qui traverse les obstacles, un battant, un lutteur ?

Le voile un choix ?


Cette photo a été prise hier, lors de ma visite photo au parc des chutes Montmorency dans la région de Québec.  Aussitôt sorti du poste d’accueil, voilà que m’explose en pleine figure une petite famille, un père et ses quatre enfants, deux petits garçons déguisés en Saïd Jaziri, en imam, et deux fillettes couvertes des pieds à la tête, de noir vêtu, sous une température approchant les 25 degrés celcius, soleil de plomb, que les yeux qui dépassent, deux enfants qui devaient drôlement transpirer sous leur habit de plomb.  Mais je me demandais s’il s’agissait de leur décision, si vraiment ces jeunes filles avaient pris la décision de porter le niqab (upgrade du hijab) en toute connaissance de cause où n’était-ce pas plutôt une imposition d’un père dogmatique, le même type d’imposition qu’une famille qui marie ses enfants de force.  Peut-on à cet âge prendre une telle décision en toute connaissance de cause ?

Excision et Hyménoplastie


Des femmes lors d\'une manifestation contre l\'excision, le 5 août 2007 à Malicounda Babara, au SénégalN’ayons pas peur des mots, l’exicision est l’équivalent d’un voie de fait avec lésion corporelle.  Il s’agit de trancher le clitoris d’une fillette, de la priver de jouissance, il s’agit en fait d’une mutilation que fait subir un adulte, la plupart du temps un membre de la famille, à une fillette.  Cette pratique barbare est toujours autorisée dans certains pays qui entretiennent des croyances et des coutumes que nous devons critiquer et remettre en question.  Heureusement des pays comme le Burkina Faso (15 femmes condamnées au mois de mai à des peines d’emprisonnement pour avoir exciser des fillettes) et l’Égypte tout dernièrement qui a décidé de criminaliser l’excision, avance à mon avis dans la bonne direction, tentant du moins de repousser ces pratiques machistes d’un temps révolu.

Hors malgré tout, il s’en trouve pour défendre ces pratiques.  L’argument avancé en faveur de l’excision est que celle-ci préserverait la « vertu » des femmes.  Une femme vertueuse est une femme sans clitoris, une femme privée de plaisir, une femme qui se coupe des tentations de la chair.  C’est une question d’honneur pour la femme, pour sa famille et pour l’homme qui deviendra son époux.  Le cas de l’ingénieur français a fait couler beaucoup d’encre ces temps-ci lorsque l’homme d’origine musulmane demanda le divorce après avoir su que sa nouvelle épouse n’était pas tout à faite vierge.  La justice française est tombé dans le panneau et a acquiescé à la demande de l’individu.  Il n’est donc pas étonnant de voir une nouvelle mode apparaitre, l’hyménoplastie, ces jeunes filles mariées de force à de parfaits inconnus, devant se refaire une virginité afin de pouvoir contracter le mariage.   Redevenir vierge pour épouser un vieux pervers, pour préserver son honneur et l’honneur de sa famille, rien de moins.  En aucun cas le tribunal ne s’est posé la question si la défloration était une raison valable de demander le divorce, en aucun cas on n’a remis en question le caractère complètement irrationnel d’une telle demande.  Assez troublant comme jugement.

En Afghanistan, rien n’a changé


Photo du journaliste afghan Perwiz Kambakhsh condamné à mort pour avoir critiqué l\'islamQu’est-ce que le gouvernement canadien fait en Afghanistan ? Je me le demande de plus en plus, surtout lorsque je lis ce genre de nouvelle.  D’un côté le gouvernement nous parle d’aide humanitaire, de reconstruction, de développement, de la chasse aux talibans dans le but d’instaurer la démocratie, mais d’un autre côté le gouvernement afghan, le gouvernement en place, obéit toujours aux lois de la charia, est toujours sous l’emprise d’un régime théocratique et anti-démocrate.  Il semble que ce sont toujours les mollahs qui contrôlent l’Afghanistan.  Où sont les progrès après sept années de guerre ?  L’Afghanistan reste toujours plongé dans les ténèbres de l’Inquisition, pays où l’on torture et condamne à mort des libres-penseurs, des journalistes tel Sayed Perwiz Kambakhsh qui a osé remettre en question le Coran et la place de la femme dans la société afghane.  En Afghanistan, après sept ans de guerre, rien ne semble avoir changé, l’Inquisition règne toujours, la liberté de pensée n’a toujours pas sa place, la critique du Coran est interdite et la libre parole aussi. 

Les femmes aussi ont le droit de se faire exploser


L’égalité entre les sexes est maintenant réclamée en terre d’islam, voilà que les femmes revendiquent, suite aux déclarations du numéro deux d’Al-Qaïda, Ayman Al-Zawahri, qui rappellait que le rôle de la femme est de servir son époux et de rester à la maison préparer de bons petits repas,  le droit de se faire exploser la tronche au beau milieu d’un marché public.  Pourquoi seulement les hommes, pourquoi pas nous aussi ?  Nous avons le droit de participer à la haine contre l’occident, nous avons le droit de participer au combat, au jihad, voilà ce que disent ces nouvelles féministes de l’islam sur des forums de discussions.  Alors que d’autres féministes revendiquent le droit d’être égales aux hommes en droit, revendiquant le droit d’assister à des matchs de soccer, de conduire un véhicule ou encore de ne pas porter le voile, d’autres clament leur indignation de ne pas pouvoir porter de ceinture d’explosifs au même titre que les hommes.  Malgré les propos de Al-Zawahri, les extrémistes utilisent tous les moyens mis à leur dispositions pour faire un maximum de dégât avec un minimum de moyens et d’éthique.  C’est ainsi que femmes, enfants, déficients intellectuels et civils sont utilisés par les organisations terroristes sans aucune discrimination.