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Devinez quand Amy Winehouse va mourrir et gagnez un ipod ?


Amy Winehouse
Amy Winehouse

Il y a quelque chose de morbide dans cette page web.  Les créateurs du site demandent aux internautes de faire des prédictions sur la mort de la chanteuse soul Amy Winehouse.  Le site Whenwillamywinehousedie.com invite les internautes à deviner la journée et l’heure de la mort de la chanteuse qui semble s’enfoncer de plus en plus profond dans la dépression et la polytoxicomanie.  Comme à l’émission américaine The Price is Right, celui qui se sera le plus rapproché de la prédiction remportera un prix, dans ce cas-ci un beau ipod touch.  Pour faire preuve d’un peu d’humanité et de compassion pour la star, on peut même y écrire un message de pré-condoléance.  Cette fascination pour la déchéance, pour la mort des vedettes, me rappelle un certain film que j’ai vu dernièrement.  Introuvable version française de Untraceable raconte l’histoire d’un tueur en série qui invite les internautes à regarder la mort en direct d’une victime innocente.  À l’aide d’instruments de tortures rappelant étrangement les moyens utilisés par le tueur de la série Décadence, le tueur montre ses victimes sur le net et la mort qui les attend si la population continue d’aller voir son site, car plus il y a de visiteurs et plus la victime se rapproche de la mort.  Le site devenant de plus en plus populaire, les victimes meurt de plus en plus vite, ce voyeurisme morbide des internautes l’emportant sur la protection de la victime.

Charlie Wilson, l’homme qui a mis le feu aux poudres


Charlie Wilson en compagnie de moudjahidines en Afghanistan

 

Dans son autobiographie, celle qui fut assassinée le 27 décembre dernier par des fanatiques religieux, relatait ceci:

 » Lors d’un entretien en tête-à-tête à la Maison-Blanche, je fis part au président George H.W. Bush de mes inquiétudes.  Je lui rappelai que pour chasser les Soviétiques d’Afghanistan, nos deux pays avaient pris la décision stratégique – au demeurant très efficace – de donner le pouvoir aux éléments les plus fanatiques de la résistance, qui risquaient par la suite d’échapper à tout contrôle. « Monsieur le Président, je crains que nous n’ayons créé un monstre à la Frankenstein qui pourraient bien revenir nous hanter à l’avenir », lui dis-je tristement. »  – Benazir Bhutto

C’est le constat qui est fait à la fin du film de Mike Nichols,  Charlie Wilson’s War, lorsque l’agent de la CIA, Gust Avrakotos, joué par Philip Seymour Hoffman, dit à Charlie Wilson (Tom Hanks), que les moudjahidines, que le gouvernement a armé jusqu’aux dents pour combattre les Soviétiques, vont un jour se retourner contre eux, que les fonds amassés pour entraîner les combattants afghans vont déclencher une véritable poudrière.   La victoire de l’Afghanistan sur l’Union Soviétique tout en mettant fin à la guerre froide engendra une autre guerre, celle du terrorisme international.  Pourtant l’intention de Charlie Wilson était probablement noble, donner les armes nécessaires aux afghans, les entraîner au combat, leur donner ce qu’ils leur fallait pour faire fuire les envahisseurs soviétiques. Hors cette intention engendra d’autres répercussions beaucoup plus importantes, celle du 11 septembre et de ce qui s’ensuivit.     

Marilyn Monroe première star du X ?


Marilyn MonroeIl n’y a pas que Pamela Anderson et Paris Hilton qui se sont fait filmer en train de sucer des pénis.  Un jeune homme du nom de Keya Morgan aurait récemment mis la main, moyennant la somme de 1,5 millions de dollars, sur une copie (l’original étant gardé bien entendu par le FBI) compromettante pour l’image de l’icône du cinéma des années 50  Marylin Monroe.  Dans cette vidéo troublante, on ne voit rien de moins que la starlette hollywoodienne en train de faire une fellation à un homme dont on ignore la véritable identité.  S’agit-il de John F. Kennedy ou encore de son frère Robert ? jusqu’à maintenant le mystère plane toujours.  Certains attendront avec impatience la distribution sur internet de ce film qui pourrait sûrement devenir le premier film XXX et ce, bien avant Derrière la porte verte (Behind The Green Door) des frères Mitchell, considéré jusqu’à ce jour comme le premier film pornographique de l’histoire du cinéma. 

Le retour des utopies à la Rousseau


Je constate depuis quelques temps un désir chez certains mouvements, chez certains penseurs, chez certains artistes, intellectuels, ou bien dans la population en général, d’un désir de retourner à la terre, à la nature, comme si les vieilles utopies communistes, hippies, soixante-huitards, refaisaient surface.  Je constate chez certains un ras-le-bol des technologies, des machines, du virtuel, d’Internet, du travail, de l’argent, des biens matériels, de la ville, de la propriété privée.  Les économistes n’ont plus la cote, la mondialisation est critiquée de tous les côtés, les théories du complot, de plus en plus nombreuses, viennent bombarder les politiciens et la culture.  La société occidentale, la société de consommation, est redevenue critiquable, est redevenue mauvaise.  La société d’aujourd’hui ne fait qu’engendrer l’envie, la haine, la violence, les guerres, alors pourquoi continuer à vivre dans une telle société qui ne fait au fond que nous éloigner de notre véritable nature, de la nature, de cette bonté qui nous est fondamentale.  Pour paraphraser Jean-Jacques Rousseau, l’homme est naturellement bon, c’est la société qui le corromp.  Le péché se trouve dans la connaissance, la raison, c’est ce que nous apprend le mythe du Jardin d’Éden.  La connaissance, donc la conscience, nous éloigne de notre nature et nous rapproche par le fait même du Mal.  

Il en est ainsi du personnage joué par Marc Labrèche dans le dernier film de Denys Arcand, l’Âge des ténèbres.  Jean-Marc Leblanc, personnage central du film, fait le bilan de sa vie, d’une vie de fonctionnaire, abruti par un système qui le rend aussi absurde que le Sisyphe d’Albert Camus.  La scène finale est révélatrice, car Jean-Marc Leblanc quitte sa famille, la ville, son travail, ses responsabilités pour aller éplucher des patates en campagne.  Dans la nature se trouve la vérité, la ville n’étant qu’un tissu d’illusions et de mensonges. 

Ce matin, je me suis tapé le dernier film de Sean Penn en tant que réalisateur.  Into the Wild c’est l’histoire d’un jeune homme de 23 ans qui décide de quitter sa famille, ses études, de rompre avec la civilisation, avec la ville, les contraintes, l’ordre (le personne se nomme Alex, A-lex qui en latin veut dire sans loi), pour vivre dans la nature, loin de la culture qu’il considère comme un mensonge, loin de l’autorité, des lois, des règles qui régissent la société.  Alex veut se retrouver dans la nature, pour lui la nature étant source de vérité.  La Vérité et le Bien se trouvent dans la nature alors que la culture, par opposition c’est le Mensonge, le Mal.  Alex évidemment rencontre sur son chemin qui doit le mener en Alaska, là où le temps n’existe pas, différents personnages, dont un couple de hippie avec qui il partagera quelques bons moments. 

Hors Alex se retrouve à la toute fin de son parcours, de son road movie, dans une autobus magique, pris au milieu de nul part, devant se nourrir de petits fruits et d’animaux sauvages, et devant y laisser sa peau après avoir digéré une plante non comestible.  Au fond qui avait raison, Jean-Jacques Rousseau ou bien le Marquis de Sade, celui qui voyait dans le bon sauvage un modèle à suivre, qui ne voyait dans la nature que la bonté même, ou bien celui qui voyait dans la nature la source des plus grandes perversités, des plus grands maux, la source du Mal ?  La Nature l’a emporté sur Alex, elle a vaincu Alex et lui a montré, trop tard, qu’à travers une apparence de beauté, que derrière une fleur, pouvait se cacher la mort.  Après tout, l’homme ne fait-il pas partie de la nature ?


La Bible en Manga


Bande dessinée de Siku, The Manga Bible

  

Alors que certains musulmans zélés, par l’entremise d’une pétition, font tout en leur pouvoir pour censurer Wikipédia, demandant à l’encyclopédie en ligne de retirer les peintures représentant le prophète Mahomet, Jésus revêt pour sa part les traits d’un super héros, d’un révolutionnaire à travers le bédéiste japonais Siku. Dans « The Manga Bible« , on semble très loin de l’Évangile en papier de Claude Lafortune, Jésus adoptant les traits d’un samouraï révolté, accomplissant du même coup ce que l’un des premiers groupes terroristes de l’histoire, les zélotes, auraient bien voulu faire du Christ à son époque, un héros devant libérer le peuple juif de la tyrannie romaine. Rendez à César ce qui appartient à César et à Dieu ce qui appartient à Dieu » avait alors répondu Jésus, posant pour ainsi dire la pierre de la laïcité, de la séparation entre la religion, domaine privée, et l’État, domaine public.

Alors que l’islam interdit toutes formes de représentation de son prophète (on le voit ici à travers les 275 000 musulmans qui ont signés la pétition pour censurer Wikipédia, on l’a vu également à travers l’histoire des caricatures dans le journal danois), la religion catholique tolère et même encourage la représentation de son messager, de celui qu’elle considère comme le fils de Dieu.   Il existe plusieurs films sur la vie de Jésus, plusieurs livres pour enfants, livres de vulgarisations du Nouveau Testament et de la Bible avec représenatations graphiques de Jésus.  Certains ont même poussé l’audace, en 1973, en faisant une comédie musicale, Jesus Christ Superstar, où Jésus chante, danse, se mêle à une troupe de chanteurs et danseurs hippies virvoltant autour de lui.  On peut pratiquement faire tout ce que l’on veut avec l’image du Christ, ce qui est loin d’être le cas de Mahomet. 

L’oeuvre de Siku ampute la partie lumineuse de Jésus, la partie aux cheveux blonds et aux yeux bleus, le Robert Powell de Jésus de Nazareth, pour faire ressortir son côté plus sombre, celui qui doit mettre fin à l’ordre établi, le Jésus colérique qui s’en prend aux marchands du Temple, le Jésus communiste.

Tuer pour se faire aimer


Misha Collins et Laura Prepon dans le film Karla

Il y a plus d’un an de cela, faisant la file à la caisse du Dollorama, je croisais un ancien collègue de travail que je n’avais pas vu depuis belle lurette.  Il me confia qu’après avoir annoncé à sa femme dont il était marié depuis plusieurs dizaines d’années, qu’après avoir avoué à la mère de ses enfants qu’il avait un cancer (je ne me souviens plus lequel mais bon c’était bel et bien un cancer), celle-ci le laissa après deux semaines.  Tout le monde connait une femme dans son entourage qui a déjà laissé son conjoint suite à une mauvaise nouvelle, une perte d’emploi, une maladie, une dépression.  Il n’est pas rare non plus de voir des couples aujourd’hui se séparer pour des peccadilles, pour des petits riens, l’homme met cartes sur table avec sa conjointe, cette dernière le laisse deux semaines plus tard, le gars bande mou deux fois de suite, la fille se remet en question et finit par le laisser trois jours après.  De nos jours l’amour ne semble pas tenir à grand chose.

Pourtant il y a des couples qui ne se laisseraient pour rien au monde, il y a des femmes qui sont prêtes à tout pour rester avec leur conjoint.  Avant-hier je me suis tapé le film Karla, film controversé sur la vie de ses deux tueurs en série, Paul Bernardo et Karla Homolka.  Ce qui est fascinant dans ce film, outre l’histoire d’horreur,  c’est de voir à quel point Karla était vraiment prête à tout pour que Paul l’aime, Paul était pour elle un roi, son roi, pour ne pas dire son dieu.  Paul voulait un cadeau de Noël spécial, il voulait violer la petite soeur de Karla devant les yeux de sa bien-aimé, pas de problème, Karla fournissait la drogue et un chiffon toxique pour étouffer sa petite soeur, pendant que Paul déviergeait Tammy.  Paul revenait à la maison aux petites heures du matin en jubilant et en avouant devant Karla qu’il avait violé une nouvelle fille dans un parc, Karla ne bronchait pas, s’approchait même de Paul pour lui faire des « mamours » dans le cou.  Voulant à tout prix que Paul l’épouse, voulant à tout prix être la petite princesse de Paul, son roi, Karla était prête à être la « petite pute » à Paul.   Paul la frappait, Karla restait et continuait de l’aimer.  Paul voulait séquestrer une fille pour la baiser, Karla l’encourageait et devenait sa complice, allant même jusqu’à tripoter la fille.  Paul la traitait de tous les noms, Karla écartait les jambes.  Paul tuait les filles qu’il avait séquestrées, Karla se taisait et lui faisait une petite fellation de son plein gré.   

Évidemment il s’agit d’un cas particulier, mais combien de femmes battues restent avec un conjoint qui abuse de leurs enfants, les violent ou les battent, par amour ?  Karla Homolka est allé jusqu’à tuer sa petite soeur pour plaire à son prince charmant.  Mais combien de mères offrent leurs enfants en sacrifice, en fermant délibéremment les yeux, à leur conjoint qui, aux petites heures de la nuit, quitte le lit conjugal pour aller jouer avec la vulve d’une fillette qui dort dans la chambre à côté ? 

Le Pink Gang


Figurine de Wonder WomanEn 1974 paraissait sur les écrans nord-américains un film policier culte, Un justicier dans la ville, version française de Death Wish.  Le héros, joué par nul autre que Charles Bronson, décide de se venger, de prendre les choses en main, de se faire justice lui-même après avoir vu sa femme et sa fille se faire agresser par trois voyous, sa femme finissant par succomber à ses blessures et sa fille sombrant dans la folie et la dépression.  Voyant les résultats de l’enquête aboutir à une impasse et voyant l’inertie flagrante du corps policier, Bronson prend les devants et se pose lui-même en justicier.  Tout voyou rencontré sur son chemin devient sa victime et Bronson fait le nettoyage de la ville à la manière d’un Robocop déchaîné, faisant aller son flingue dans tous les sens. 

C’est suite à l’inertie du gouvernement indien, qu’un groupe de justicières en sari rose à vue le jour en Inde.  Ce groupe, composé de plus de 200 femmes, que l’on nomme le Pink Gang, a décidé de faire le ménage, non pas le ménage du foyer, de la maison, non pas épousseter les meubles et servir docilement leurs époux, mais le nettoyage de la rapace, de la vermine, des violeurs, des tueurs d’épouses, des fabricants de crimes d’honneur, des maris violents et des politiciens corrompus.  Il ne s’agit pas, contrairement à Bronson dans Death Wish, de prendre le fusil, mais plutôt de prendre gourdin, bâton, barres de fer et de pourchasser les époux violents et de leur donner une bonne râclée, une bonne leçon. 

« Personne ne vient à notre secours, ici. Les fonctionnaires et la police sont corrompus et hostiles aux pauvres. Aussi sommes-nous parfois obligées de faire respecter la loi par nous-mêmes. Nous sommes une bande de justicières, pas un gang », dira la fondatrice du Pink Gang, Sampat Pal Devi, marié de force à l’âge de neuf ans et mère de son premier enfant quatre ans plus tard.  A-t-on le droit, dans une telle situation sociale, de se faire justice soi-même, face à un gouvernement corrompu et une justice défaillante, inefficace, doit-on répondre à la violence par la violence, par la loi du talion ? À vous de répondre.  Ce n’est pas moi, suite à la lecture de cet article, qui vais m’y opposer.