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Gilles Vigneault et le poids des mots


La go-gauche semble vouloir utiliser à tout vent des concepts lourds de sens comme « génocide », « fascisme », « Hitler » ou encore « dictature » pour qualifier les gens qui vont contre leur idéologie.   La preuve en a été faite  une fois de plus lors d’une entrevue de notre célèbre poète québécois et roi de la gigue, Gilles Vigneault, accordée hier au Journal de Montréal.  Monsieur Vigneault y qualifie le premier ministre canadien Stephen Harper de « dictateur ».  Rien de moins. Un dictateur qui déclenche des élections parce qu’il ne se sent pas appuyé par les membres des autres parties politiques, n’est-ce pas formidable ? C’est sûrement une première dans l’histoire.  Un dictateur qui va débattre de son point de vue lors d’une assemblée devant différents partie de l’opposition c’est tout de même incroyable.  Celui  pour qui la langue et le mot juste semble être une devise, devrait plutôt relire la définition du mot « dictateur » dans le dictionnaire.  Voici la définition qu’en donne le petit Robert: Dictateur: Personne qui, après s’être emparée du pouvoir, l’exerce sans contrôle« .  Merci monsieur Vigneault de nous ouvrir les yeux ainsi.

Porno para Ricardo, la contre-révolution cubaine


Il fait bon de voir qu’au pays de Fidel, il existe des hommes, des femmes, pour contester la dictature mise en place par El Comandante.   Malheureusement ces artistes sont aussitôt mis en prison comme le témoigne si bien l’arrestation pour « dangerosité sociale prédélictuelle » du leader du groupe punk Porno Para Ricardo, le chanteur Gorki Luis Aguila.  Gorki ose porter au ridicule le vénérable Fidel, comme le montre si bien la vidéo du groupe ci-dessous.  Lisez cette courte entrevue que Gorki accorda au journal mexicain Reforma quelques jours avant son arrestation pour anticastrisme.

Castro: Un dictateur soft


Bien entendu il existe des dictateurs heavy, des dictateurs sanguinaires, des hommes dans l’histoire qui ont fait couler beaucoup de sang, Hitler, Pol Pot, Idi Amin Dada, Staline et j’en passe, ce n’est pas le nombre de politiciens sanguinaires qui manquent dans l’histoire récente de l’humanité.  Le retrait de Fidel Castro de la politique active après 49 ans au pouvoir, le plus long règne d’un dirigeant au cours des 200 dernières années, nous force à nous pencher sur la dictature cubaine, car il s’agit bel et bien d’une dictature (2 millions d’exilés cubains depuis la révolution, de 40 à 50 000 prisonniers politiques, des centaines d’exécutions de libres-penseurs, journaux censurés, torture, camps de travaux forcés pour les artistes, les homosexuels, les hippies et les témoins de Jéhovahs…).  Évidemment il n’y a pas eu génocide comme au Cambodge, en Allemagne ou bien en Ouganda, évidemment Castro n’a pas semé que le malheur dans son pays, ce qui me permet de dire que Castro est un dictateur oui, mais un dictateur soft, évidemment si on le compare aux dictateurs que j’ai nommés plus haut.  Les idéaux de départ du père de la révolution étaient nobles, justice sociale, démocratie, sauf qu’il a remplacé une dictature, celle de Batista, par sa propre dictature.  Chose que font la plupart des révolutionnaires d’ailleurs.  Remettre en question l’ordre établi afin d’imposer sa propre dictature, changer un ordre pour un autre ordre, faire tourner l’histoire en rond, tel est le moteur d’une révolu-tion. 

Castro refusait toute critique et ceux qui le critiquait était enfermés, aucune pitié, aucun pardon.  Huber Matos, écopa de 20 ans de prison, lui qui pourtant avait participé aux côtés de Castro à la révolution, 20 ans de prison pour s’être détourné de Castro, pour avoir critiqué ses méthodes.   Malgré la libération récente de prisonniers politiques, croupissent encore dans les prisons cubaines bon nombre d’entre eux.  Voyons voir maintenant ce qu’il en sera sous le règne de Raul Castro.  En terminant je vous laisse sur un excellent documentaire du National Geographic sur la vie de Fidel Castro.