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Le Lin et le Yang, les deux voix d’une même médaille


À gauche Lin Miaoke, celle qui a chanté en playback et à droite sa soeur, Yang Peiyi la véritable chanteuse
À gauche Lin Miaoke, celle qui a chanté en playback et à droite sa soeur, Yang Peiyi la véritable chanteuse

Décidemment la Chine a tout fait pour sauver les apparences pour ces Jeux Olympiques.  L’apparence semble compter beaucoup plus que la vérité pour les autorités chinoises.  Selon une nouvelle parue aujourd’hui, la fillette de neuf ans qui aurait chanté « l’Ode à la Patrie » lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux de Pékin, la petite Lin Miaoke, n’aurait fait que du « lip-synch ».  En vérité, c’est sa soeur cadette, Yang Peiyi, 7 ans, qui aurait chanté.  Le directeur musical trouvant celle-ci moins jolie que sa soeur aînée, moins présentable au monde entier, a tout simplement décidé que ce serait sa soeur qui ferait les Milli Vanilli.  Le directeur musical n’accepte pas les dents croches et les visages ronds.  Heureusement, la poudre aux yeux s’est dissipée assez rapidement et la supercherie a été mise à nue.  La vérité finit toujours par triompher.

L’harmonie chinoise


Selon le correspondant de Radio-Canada en Chine, Michel Cormier, que vous parliez de la Chine en mal ou que vous en parliez en bien équivaut à la même chose aux yeux des autorités chinoises.  Les jeux de Pékin ce sont les jeux de la sécurité à tout prix, du camouflage, de l’enrobage, de la dissimulation.  On doit montrer la Chine sous son plus beau jour.   Et pour se faire on falsifie la réalité, on la met en scène, on joue avec elle, on tente de berner les journalistes, car on a peur de tout, la Chine à la chienne qu’on la voit sous son vrai jour, elle a peur d’être démasquée qu’elle en devient paranoïaque.  Comme nous le rapporte Michel Cormier:

« La réalité de ces Jeux, c’est que cette préoccupation du secret et de la sécurité nous empêche même de faire des reportages positifs. Interviewer les athlètes olympiques chinois? Impossible. Visiter les installations agricoles spéciales qui vont assurer la sécurité des aliments pour les athlètes? Non plus. (Les craintes des athlètes sur la sécurité des aliments sont, à mon avis, exagérées). Faire un reportage sur ce petit garçon de 7 ans qui porte le nom d’Olympique? La famille a peur de parler. Faire un portrait de la grande école de gymnastique de Pékin qui produit tous ces merveilleux athlètes chinois? On vous accorde 15 minutes pour tourner des images, mais on vous interdit de faire des interviews. »