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Porno para Ricardo, la contre-révolution cubaine


Il fait bon de voir qu’au pays de Fidel, il existe des hommes, des femmes, pour contester la dictature mise en place par El Comandante.   Malheureusement ces artistes sont aussitôt mis en prison comme le témoigne si bien l’arrestation pour « dangerosité sociale prédélictuelle » du leader du groupe punk Porno Para Ricardo, le chanteur Gorki Luis Aguila.  Gorki ose porter au ridicule le vénérable Fidel, comme le montre si bien la vidéo du groupe ci-dessous.  Lisez cette courte entrevue que Gorki accorda au journal mexicain Reforma quelques jours avant son arrestation pour anticastrisme.

Le Pink Gang


Figurine de Wonder WomanEn 1974 paraissait sur les écrans nord-américains un film policier culte, Un justicier dans la ville, version française de Death Wish.  Le héros, joué par nul autre que Charles Bronson, décide de se venger, de prendre les choses en main, de se faire justice lui-même après avoir vu sa femme et sa fille se faire agresser par trois voyous, sa femme finissant par succomber à ses blessures et sa fille sombrant dans la folie et la dépression.  Voyant les résultats de l’enquête aboutir à une impasse et voyant l’inertie flagrante du corps policier, Bronson prend les devants et se pose lui-même en justicier.  Tout voyou rencontré sur son chemin devient sa victime et Bronson fait le nettoyage de la ville à la manière d’un Robocop déchaîné, faisant aller son flingue dans tous les sens. 

C’est suite à l’inertie du gouvernement indien, qu’un groupe de justicières en sari rose à vue le jour en Inde.  Ce groupe, composé de plus de 200 femmes, que l’on nomme le Pink Gang, a décidé de faire le ménage, non pas le ménage du foyer, de la maison, non pas épousseter les meubles et servir docilement leurs époux, mais le nettoyage de la rapace, de la vermine, des violeurs, des tueurs d’épouses, des fabricants de crimes d’honneur, des maris violents et des politiciens corrompus.  Il ne s’agit pas, contrairement à Bronson dans Death Wish, de prendre le fusil, mais plutôt de prendre gourdin, bâton, barres de fer et de pourchasser les époux violents et de leur donner une bonne râclée, une bonne leçon. 

« Personne ne vient à notre secours, ici. Les fonctionnaires et la police sont corrompus et hostiles aux pauvres. Aussi sommes-nous parfois obligées de faire respecter la loi par nous-mêmes. Nous sommes une bande de justicières, pas un gang », dira la fondatrice du Pink Gang, Sampat Pal Devi, marié de force à l’âge de neuf ans et mère de son premier enfant quatre ans plus tard.  A-t-on le droit, dans une telle situation sociale, de se faire justice soi-même, face à un gouvernement corrompu et une justice défaillante, inefficace, doit-on répondre à la violence par la violence, par la loi du talion ? À vous de répondre.  Ce n’est pas moi, suite à la lecture de cet article, qui vais m’y opposer.