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Devinez quand Amy Winehouse va mourrir et gagnez un ipod ?


Amy Winehouse
Amy Winehouse

Il y a quelque chose de morbide dans cette page web.  Les créateurs du site demandent aux internautes de faire des prédictions sur la mort de la chanteuse soul Amy Winehouse.  Le site Whenwillamywinehousedie.com invite les internautes à deviner la journée et l’heure de la mort de la chanteuse qui semble s’enfoncer de plus en plus profond dans la dépression et la polytoxicomanie.  Comme à l’émission américaine The Price is Right, celui qui se sera le plus rapproché de la prédiction remportera un prix, dans ce cas-ci un beau ipod touch.  Pour faire preuve d’un peu d’humanité et de compassion pour la star, on peut même y écrire un message de pré-condoléance.  Cette fascination pour la déchéance, pour la mort des vedettes, me rappelle un certain film que j’ai vu dernièrement.  Introuvable version française de Untraceable raconte l’histoire d’un tueur en série qui invite les internautes à regarder la mort en direct d’une victime innocente.  À l’aide d’instruments de tortures rappelant étrangement les moyens utilisés par le tueur de la série Décadence, le tueur montre ses victimes sur le net et la mort qui les attend si la population continue d’aller voir son site, car plus il y a de visiteurs et plus la victime se rapproche de la mort.  Le site devenant de plus en plus populaire, les victimes meurt de plus en plus vite, ce voyeurisme morbide des internautes l’emportant sur la protection de la victime.

Ce sexe qui tue


Je vous invite dans un premier temps à visionner cette publicité, d’une durée d’une minute et deux secondes, sur les dangers d’une sexualité non protégée:

Le message à la toute fin de cette publicité sociétale est clair, la majorité des personnes qui contractent le sida sont des femmes de moins de 30 ans.  Dans les trois relations mises en scène, c’est l’homme qui tire à bout portant sur la femme, c’est lui le meurtrier, c’est lui qui transmet la mort.  On sait qu’au niveau inconscient le fusil est un symbole phallique.  Lorsque l’individu tire avec son fusil on dit qu’il décharge et il n’est pas rare d’associer le mot décharge à l’éjaculation.  On dit que l’homme se décharge, qu’il libère une tension, une fois qu’il a déchargé il se trouve alors « détendu », il a appuyé sur la « détente », la balle du fusil devenant du même coup le symbole du sperme (la dernière image nous montre d’ailleurs une balle de fusil où bout du condom, là où devrait en principe se retrouver le sperme) d’un corps étranger « pénétrant » dans le corps.  Cette fois-ci, le sperme de l’homme devient aussi meutrier qu’une balle de fusil.  

Après cette réflexion quelque peu psychanalytique, une chose m’est venu à l’esprit, pourquoi l’homme serait-il le seul responsable de la mort de la femme, pourquoi, dans les trois scènes de baise, seul l’homme donne la mort, comme si la femme n’avait aucun rôle à jouer.  À ce que je sache, dans les trois actes, la femme ne se fait pas violer, aucun homme ne la pénètre de force, toutes les trois semblent avoir atteint l’orgasme, c’est donc dire qu’elles sont consentantes au fait que l’homme ne porte pas de condom et participent du même coup, à mon avis, à leur propre perte.  Ce qui aurait été bien, c’est de voir également ces trois femmes sortirent de leur sac à main une arme à feu et tirer en même temps sur l’homme, une sorte de duel à mort où personne n’aurait sorti vivant.