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Gilles Vigneault et le poids des mots


La go-gauche semble vouloir utiliser à tout vent des concepts lourds de sens comme « génocide », « fascisme », « Hitler » ou encore « dictature » pour qualifier les gens qui vont contre leur idéologie.   La preuve en a été faite  une fois de plus lors d’une entrevue de notre célèbre poète québécois et roi de la gigue, Gilles Vigneault, accordée hier au Journal de Montréal.  Monsieur Vigneault y qualifie le premier ministre canadien Stephen Harper de « dictateur ».  Rien de moins. Un dictateur qui déclenche des élections parce qu’il ne se sent pas appuyé par les membres des autres parties politiques, n’est-ce pas formidable ? C’est sûrement une première dans l’histoire.  Un dictateur qui va débattre de son point de vue lors d’une assemblée devant différents partie de l’opposition c’est tout de même incroyable.  Celui  pour qui la langue et le mot juste semble être une devise, devrait plutôt relire la définition du mot « dictateur » dans le dictionnaire.  Voici la définition qu’en donne le petit Robert: Dictateur: Personne qui, après s’être emparée du pouvoir, l’exerce sans contrôle« .  Merci monsieur Vigneault de nous ouvrir les yeux ainsi.

Voter pour une couleur de peau


81 % des électeurs noirs ont voté pour Barak Obama en Caroline du Sud

Le choix d’un candidat aux élections semblent plutôt dû, s’il faut en croire certains, à une identification plutôt qu’à un partage des idées.  Si je m’identifie au candidat je vais voter pour lui, si je suis gai je vais voter pour un candidat gai (comme lors des dernières élections au Québec, même que Lise Payette aurait voté pour André Boisclair parce qu’il était gai et qu’elle pouvait s’identifier à lui car les femmes sont également minoritaires en politique) et si je suis noir, comme aux dernières élections du partie démocrates en Caroline du Sud, je vais voter pour Barack Obama.  En effet 81 % des électeurs noirs en Caroline du Sud auraient voté pour le candidat démocrate.  Même si Obama affirme qu’il n’existe qu’une seule Caroline du Sud comme il existe qu’un seul pays, sans discrimination de race, sans partage entre noirs et blancs, il reste tout de même un fait, les noirs votent pour des noirs, les homosexuels pour des homosexuels, les femmes pour des femmes, bref le facteur identification semble jouer un rôle primordial dans une campagne électorale au détriment du contenu et des idées.  On se fout pas mal de ce qu’Obama nous propose, nous votons pour son image, pour une couleur de peau, parce qu’il nous ressemble. 

Sexe et politique


Chua Soi LekOn se souvient tous du scandale Lewinsky-Clinton aux États-Unis qui a fait perdre à l’époque, en 1998, toute crédibilité au président Bill Clinton.  Un procureur zélé, Kenneth Starr, avait tout fait pour destituer le président, tout cela pour une affaire d’adultère et de fellation en dessous de la table.  Il semble que le sexe, mais surtout l’adultère, ne soient pas nécessairement les bienvenue en politique, que le fait de tromper sa partenaire équivaut à tromper le peuple que l’on gouverne, si le président trompe sa femme, cache la vérité à l’être qui partage sa vie, alors pourquoi ne nous tromperait-il pas, nous, le peuple, entité abstraite ?

Le modèle traditionnel de la famille (père, mère, enfants) semblent le modèle privilégié en politique, tous ceux qui semblent s’écarter de ce modèle, que ce soit par l’adultère ou encore l’homosexualité (on peut penser au cas d’André Boisclair) deviennent douteux, voient leur popularité diminuée ou carrément écarté du pouvoir.  Le dernier cas en liste est celui du ministre de la santé de Malaisie, Chua Soi Lek, qui a dû quitter son poste de ministre suite à une vidéo troublante, le montrant en compagnie d’une autre femme, dans une chambre, en train de copuler joyeusement.  La vidéo s’étant propagé sur le net, le ministre n’a pas eu le choix de quitter son poste.  Mais pourquoi donc ?  Il ne s’agissait pourtant pas d’un viol mais d’un rapport entre deux adultes consentants.  Certes, il y a eu tricherie, adultère, le minisitre n’a pas fait ses devoirs conjugaux, mais est-ce une raison valable pour démissionner ? Que vient faire la sexualité dans la politique ? Que monsieur Chua Soi Lek affectionne les parties de jambes en l’air avec une autre femme que son épouse peut-t-il faire en sorte de remettre en question ses compétences dans l’exercice de ses fonctions ?   

Êtes-vous prêt à vieillir avec Hillary Clinton ?


Photo d'Hillary Clinton prise par l'Associated Press, visage d'une femme de 60 ans non botoxé.Hillary Clinton, photo montrant la sénatrice le visage ridé, un visage non botoxé.Non mais quelle question pertinente, vous ne trouvez pas ? C’est pourtant la question posée par l’animateur de radio Rush Limbaugh lundi à ses auditeurs.  « Les Américains voudront-ils voir une femme vieillir tous les jours sous leurs yeux ? », Non, Hillary Clinton n’a pas le visage botoxé de Cher, elle n’a pas été photosphé non plus, elle n’a pas 20 ans, elle n’a pas 30 ans, il s’agit plutôt à vrai dire d’une femme de soixante ans, une femme qui mène sa vie à un train d’enfer depuis près d’un an, qui se promène d’une ville à l’autre, qui trouve la force, l’énergie nécessaire pour défendre ses idées, ses opinions, affronter les médias, la critique, les débats, qui mène sa vie à deux cents nuits à l’heure, comme une rock star de 20 ans, mais dans la peau d’une sexagénaire.  Je ne sais pas combien d’entre nous, je parle de ma génération, celle des trentenaires, pourrait se vanter d’avoir une mère aussi énergique, dynamique, qu’Hillary.

 Elle a tout simplement été croqué vive par un photographe de l’Associated Press dans tout son naturel comme une starlett d’Hollywood qui se ferait prendre au piège par un paparazzi à sa sortie d’un bar ou bien à sa sortie du lit très tard le matin, les plaies de lit encore étampées dans le visage.  Et bien entendu la droite américaine s’est empressé de sauter sur le cliché, comme l’équipe Clinton s’était empressé de revenir sur les petites trempettes nasales de Barak Obama durant son adolescence.  Vieille stratégie consistant à disqualifier l’autre en utilisant autre chose que des arguments, autre chose qu’une pensée, qu’une logique, qu’une opinion, cherchant plutôt le scandale, la gaffe, déterrant le passé, cherchant à tout prix l’erreur, la faille, la ride, l’imperfection physique et psychologique.  Hors dans le cas d’Hillary, on vient de franchir une autre étape, car c’est bien beau la drogue (en consommer est illégal aux yeux de la loi), mais s’attaquer au visage d’une personne, d’une femme, remettre en question ses compétences sous prétexte que le visage ridé d’une femme ne fait pas crédible, je crois que l’on verse dans la discrimination, dans le sexisme pure et simple.  Non mais que vient faire la beauté, l’éternelle jeunesse en politique, ça n’a jamais empêché Jean Chrétien d’être élu premier ministre, une bouche croche pour un politicien ça passe, mais pour une politicienne ça semble ne pas passer.  La quête de l’éternelle jeunesse, le négation de l’âge, déni de la vieillesse, déni de la décompositon corporelle, déni de la mort, vivons-nous dans une société qui refuse la vérité ?

À lire: (Lysianne gagnon: Une femme de 60 ans.  Marie-Claude Lortie: La belle Hillary. )

 

La discrimination positive électorale


Lise Payette dans les années 70Il existe des lois internes au sein de certaines compagnies et de certains ministères qui favorisent les minorités au détriment de la majorité.  L’une de ces lois internes se nomme la discrimination positive, cette loi interne stipule qu’un certain corps de métier, on va prendre comme exemple le corps des enseignants universitaires, favorisera l’embauche d’une femme au détriment d’un homme dans la mesure où les deux parties sont jugés comme étant égaux au niveau des compétences.  Donc une femme qui est chargé de cours aura plus de chance d’obtenir un poste d’enseignante permanente si le corps enseignant de son champ d’étude est composé à 90 % d’hommes.  Donc à talent égale et à valeur égale, la femme obtiendra donc le poste au détriment de son collègue masculin.  C’est ce qui s’appelle en gros de la discrimination positive.   

Une fois de plus la chroniqueuse du journal de Montréal et ancienne ministre du parti québécois de l’époque de René Lévesque s’est mise les pieds dans les plats.  Le choix électoral de madame Lise Payette est maintenant clair, son vote ira à André Boisclair, non pas pour ses idées politiques, ses projets, sa vision du Québec, mais bien parce que monsieur Boisclair s’affiche clairement comme homosexuel, qu’il ne se cache pas d’avoir une attirance envers les hommes.  Le message est clair, je vote parce que tu es gai, parce que tu représentes une minorité, tu pourrais avoir les idées les plus abjectes, je continuerai de voter pour toi parce que tu es gai, parce que Louis Champagne t’a ridiculisé à la radio et que tu es une victime:

« Pourquoi Boisclair?

Parce qu’il est homosexuel et qu’il l’assume. Ce qui le place parmi les discriminés de ce monde comme le sont les femmes par exemple. J’imagine facilement la lutte qu’il a dû mener pour arriver là où il est, les méchancetés, les farces plates qu’on ne lui aura pas épargnées.

Il a des défauts. Je l’ai écrit déjà. Peut-être aurait-il été souhaitable qu’il acquière plus de maturité avant de solliciter le poste qu’il ambitionne, c’est possible. Mais si on l’attaque parce qu’il est homosexuel, je lui assure, sans restriction, mon vote et mon soutien. La solidarité, il faut que ça serve à ça aussi. »

Bon et bien un coup parti, pourquoi madame Payette ne voterait-elle pas pour Françoise David de Québec solidaire ?  Et si la tendance se maintient, l’enjeu des prochaines élections américaines devrait être: Est-ce que je vote pour une femme Hilary Clinton ou bien pour un musulman Barack Obama.  Hummm ! une femme ou un musulman ?  le choix est difficile, que vais-je choisir ?  Une chance qu’il n’y a pas un homosexuel dans le choix des votes, je serais vraiment embêté.  Imaginez le dilemme électoral, une femme, un musulman et un homosexuel. 

Source: Journal de Montréal