Archives du mot-clé Publicité

Selon PETA, Tim McLean est un porc dans un abattoir


À l’instar de Paul Watson au début du mois d’avril qui s’était servi de la mort des trois chasseurs de phoques de l’Acadien II pour dire aux gens que cela était bien regrettable, mais qu’il était encore plus regrettable de tuer des milliers de phoques innocents sur les banquises, voilà que l’organisation PETA, qui vient en aide aux animaux, y va d’un coup de pub sauvage, comparant la décapitation, la tragédie manitobaine de Portage LaPrairie, de Tim McLean, ce jeune homme victime du cannibale coupeur de tête Vince Weiguang Li, au processus qui attend les animaux dans les abattoirs.  L’animal voit le boucher s’approcher de lui avec le couteau, le boucher n’a aucune émotion, comme le tueur de Tim McLean, personne autour ne vient en aide aux victimes, malgré les cris et la souffrance des animaux, la tête de l’animal est enfin tranchée et sa chair mangée.  Heureusement le journal Portage La Prairie Daily Graphic a refusé de publier cette publicité opportuniste qui met une fois de plus l’animal et l’homme sur un même pied d’égalité.  Boeuf, porc, poulets et Tim Mclean c’est la même chose, il n’y a aucune différence, aucune distinction.  Tuer un animal pour s’en nourrir et couper la tête d’un homme dans un autobus pour lui bouffer les oreilles et le nez revient à la même chose.  Qu’en pensez-vous ?

Amnisty international censure sa propre campagne sur les JO de Pékin


 

Bon je n’ai pas vraiment l’intention de faire comme Amnisty et de censurer la campagne faite gratuitement par l’agence TBWA pour l’ONG.  Je vous envoie donc un article du journal Marianne qui parle de cette histoire avec les photos de la campagne publicitaire, campagne qui remporta pourtant le 3e prix aux Lions de Cannes 2008.  Même si la publicité ne cadrait pas dans les plans d’Amnesty, cette dernière la jugeant trop dure, trop agressive, l’ONG ayant préféré une campagne plus « douce », moins incisive, la campagne a fait tout de même son petit bout de chemin, parvenant même jusqu’aux yeux des chinois eux-mêmes qui appellent maintenant au boycott des publicités produites par l’agence.  Un boycott en attire un autre.  Ironie du sort Amnisty dénonce la censure et l’oppression du gouvernement chinois tout en exerçant lui-même une censure sur une campagne publicitaire qui aurait pourtant value la peine d’être endossée.

Ce sexe qui tue


Je vous invite dans un premier temps à visionner cette publicité, d’une durée d’une minute et deux secondes, sur les dangers d’une sexualité non protégée:

Le message à la toute fin de cette publicité sociétale est clair, la majorité des personnes qui contractent le sida sont des femmes de moins de 30 ans.  Dans les trois relations mises en scène, c’est l’homme qui tire à bout portant sur la femme, c’est lui le meurtrier, c’est lui qui transmet la mort.  On sait qu’au niveau inconscient le fusil est un symbole phallique.  Lorsque l’individu tire avec son fusil on dit qu’il décharge et il n’est pas rare d’associer le mot décharge à l’éjaculation.  On dit que l’homme se décharge, qu’il libère une tension, une fois qu’il a déchargé il se trouve alors « détendu », il a appuyé sur la « détente », la balle du fusil devenant du même coup le symbole du sperme (la dernière image nous montre d’ailleurs une balle de fusil où bout du condom, là où devrait en principe se retrouver le sperme) d’un corps étranger « pénétrant » dans le corps.  Cette fois-ci, le sperme de l’homme devient aussi meutrier qu’une balle de fusil.  

Après cette réflexion quelque peu psychanalytique, une chose m’est venu à l’esprit, pourquoi l’homme serait-il le seul responsable de la mort de la femme, pourquoi, dans les trois scènes de baise, seul l’homme donne la mort, comme si la femme n’avait aucun rôle à jouer.  À ce que je sache, dans les trois actes, la femme ne se fait pas violer, aucun homme ne la pénètre de force, toutes les trois semblent avoir atteint l’orgasme, c’est donc dire qu’elles sont consentantes au fait que l’homme ne porte pas de condom et participent du même coup, à mon avis, à leur propre perte.  Ce qui aurait été bien, c’est de voir également ces trois femmes sortirent de leur sac à main une arme à feu et tirer en même temps sur l’homme, une sorte de duel à mort où personne n’aurait sorti vivant. 

Quelques pubs sur la violence conjugale


Il y a une pub qui passe présentement à la télé et dans les salles de cinéma québécoises, une publicité choc, une publicité montrant un homme, prenant le visage de sa femme entre ses mains, une femme complètement terrorisée, paralysée par la peur, la peur d’un homme qui lui demande de lui répondre quand il lui parle, qui la bouscule, qui arrive tout près de la frapper, qui la projète par terre et qui lorsqu’il lui demande de se relever voit apparaître un policier.  Autrefois, nul autre que la femme n’aurait pu porter plainte pour violence conjugale, maintenant, les policiers peuvent porter plainte contre l’agresseur à la place de la victime.  Cette publicité m’a donné l’idée de vous présenter quelques publicités sociétales sur la violence conjugale, des pubs de différents pays francophones et de différentes époques, des pubs coups de poings.  Malheureusement je n’en ai pas trouvé où l’agresseur est une femme et la victime un homme, ce qui ne veut pas dire que le phénomène n’existe pas, je dirais même qu’il semble être en pleine expansion. 

Première publicité: slogan: La violence conjugale est un crime. (publicité diffusée en 2007 par le gouvernement du Québec), d’une durée de 29 secondes:

Deuxième publicité: Publicité réalisée en 1988 au Québec par le défunt cinéaste Jean-Claude Lauzon et mettant en scène Louison Danis (Maman Bougon). Durée (1:28):

Troisième publicité:  Campagne de la Fédération Nationale Solidarité Femme, publicité possiblement diffusée en 2006 en France.  Le message est le suivant: Un homme qui maltraite sa femme apprend la violence à ses enfants.  On peut y voir en effet un jeune garçon, regardant son père battre sa femme, venir près d’elle, alors que sa mère est étendu par terre, pour venir lui donner un coup de pied dans les côtes. Durée (0:45):

Quatrième publicité:  Publicité pour le lancement du nouveau service, le 3919, service téléphonique venant en aide aux victimes de violences conjugales en France, en 2007.  Le message est le suivant: Parlez-en avant de ne plus pouvoir le faire.  Si la victime ne réagit pas, qu’elle ne téléphone pas, qu’elle ne va pas chercher de l’aide, l’issue final c’est la mort.  Durée (0:23):

Cinquième publicité:  Cette fois-ci une publicité d’Amnesty International, division Belgique, possiblement diffusée en 2007, où l’on montre un jeune couple vivant paisiblement alors qu’une femme est en train de se faire battre de l’autre côté de la rue, dans un appartement.  L’homme, assis confortablement sur le divan, pitonnant sur son portable, entend les cris mais n’agit pas, n’intervient pas, se lève et va fermer la fenêtre pour ne plus entendre ces cris insupportables.  Durée (0:30):

Cette dernière publicité ressemble étrangement dans son approche à une publicité américaine où l’on voit un homme et une femme, dans leur lit, l’homme lit une revue, alors que sa femme écoute attentivement la dispute féroce qui éclate chez ses voisins du haut, ne pas réagir face à la violence, l’homme étire sa main au-dessus de sa table de chevet et au lieu de prendre le téléphone, il éteint la lampe. 

Dans la publicité belge, il s’agissait de ne plus entendre, de se boucher les oreilles, dans la publicité américaine c’est le refus de voir, on préfère la noirceur à la lumière.  J’aurai l’occasion de revenir prochainement sur les publicités américaines portant sur ce phénomène de société.

L’époque où la cigarette et l’air pur ne faisaient qu’un


Il est fascinant, en fouillant sur Youtube, de voir toutes ces vieilles pubs de cigarettes.  Je vous montre une pub de la compagnie Salem où la cigarette est étroitement associé à de l’air pur, à la fraîcheur, à un environnement sain, au plein air, à la nature, une fumée de cigarette entièrement écologique qui ne peut faire autrement que de donner un plein d’énergie aux poumons.

 

L’époque où même les bébés fumaient


Il fut un temps aujourd’hui révolu où fumer était cool, « in », à la page, et les compagnies de cigarettes n’y allaient pas de main morte pour en faire la promotion, du médecin au bébé en passant par le Père Noël, n’importe quel médium était bon pour vanter les mérites de ce produit si bénéfique à l’époque pour la santé.  La cigarette faisait partie de la vie courante, c’était aussi naturel que de prendre un verre d’eau, les lecteurs de nouvelles fumaient en onde, les invités sur les talks-shows télé fumaient en onde, les ondes étaient complètement emboucanées, les gens fumaient dans les pubs, les restos, les femmes fumaient alors qu’elles étaient enceintes, les pères de famille crachaient leur boucane dans le visage de leurs enfants, après avoir mangé, pendant le repas, pendant qu’ils étaient en train d’offrir une rose à leur bien-aimé, pendant la cérémonie de leur mariage, devant l’autel, même le prêtre fumait.  Aujourd’hui, les pubs de cigarettes ont disparues, plus personnes ne fument à la télé sauf de rares exceptions comme Pierre Falardeau, relique de ce temps révolu, les édifices publiques, les restaurants, les bars, les commerces interdisent l’accès à la fumée de cigarette.  Comme quoi les temps changent quelques fois pour le mieux.  Je place pour vous le lien de l’école de médecine de Stanford qui publie une excellente étude sur les publicités de l’âge d’or de la cigarette.   Vous pourrez y voir des centaines de publicités sur le sujet avec des slogans assez absurdes.  En terminant je vous laisse sur une vieille pub des Flintstones vantant les effets de la cigarette Winston: